1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Évacuer ou rester ?

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Fabrice Gavin
Colonel
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Âge RPG : 34 ans

MessageSujet: Évacuer ou rester ?   Dim 9 Oct - 16:53

Le bureau directorial n'était finalement pas si grand que cela et une fois tout le monde assit autour de la table qu'ils avaient installés près du bureau, il ne restait plus tant de place que cela. Cette charmante réunion avait débuté depuis à peine dix minutes que les esprits s'échauffaient déjà. Fabrice retint un très long soupir, ne sachant pas très bien s'il devait accuser la tension actuelle, la fatigue, le stress ou l'échauffement des gens suite à leur rapprochement dans cette pièce. Les professeurs principaux étaient réunis ici avec la direction de l'école, ainsi que lui-même et un de ses subordonnés, le sous-lieutenant John Vallard, qui restait impassible, malgré la situation. Il rendit un regard patient au prof de latin et de théâtre, Frédéric Mancel, en tapotant légèrement le bout de son crayon sur la table. Très bien, on se calme, on se détend, on respire un bon coup et on ne se laisse pas avoir par l'impatience, l'agacement ou il ne savait quoi encore. Même si tout le monde était sur les nerfs, il fallait pourtant avancer, ils n'étaient pas là pour s'amuser et ce sujet était des plus importants.

– Je ne parle pas de fermer définitivement cette école, soupira-t-il. Pas pour le moment, en tout cas, en revanche, il ne faut pas se leurrer, il est possible que cette question se pose prochainement et sérieusement, cette fois-ci. Bref. Je parlais d'un autre choix, qui est de déplacer cette école dans un autre lieu plus sécurisé et surtout moins exposé aux regards. C'est la solution la plus complète pour le moment. Sinon, si cette idée déplaît, il y a d'autres façons de sécuriser l'école, en espérant que ça tienne... Ne vous en déplaise, madame, ajouta-t-il en regardant la petite prof de maths et d'astronomie, c'est bel et bien l'armée qui empêche aujourd'hui les militants d'entrer ici. L'armée et la réputation de certains. Certaines.

Il coula un regard à la directrice avec un large sourire ironique. Elle lui rendit un regard agacé en croisant les bras, lèvres pincées. Oui, c'était gratuit, pourtant, il s'agissait de la réalité, cette femme fichait bien assez la trouille à la majorité des manifestants et militants pour qu'ils n'osent pas mettre les pieds ici, du moins, pas encore. Mancel avait lancé un regard à sa directrice assez rapidement puis ajouté qu'on ne pouvait de toute façon pas sécuriser entièrement le site, même en comptant sur tout ce qui relevait de la manipulation et des intimidations.

– L'intimidation ne marchera sans doute pas longtemps, grinça la générale. Je ne pense pas que je pourrai continuer ainsi encore un moment.

– C'est ça, marmonna-t-il avec un un sourire. Pas tant que les jouneaux continueront ainsi et vous recommencerez des exploits comme les orages de cet été ou même avec ce qui s'est produit à Besançon. Vous fichez la trouille à tout le monde et c'est tant mieux, les casseurs ont bien trop peur d'entrer ici par effraction si c'est pour se faire griller sur place. C'est un moyen comme un autre.

Faire peur à ce point était un atout autant qu'une contrainte, ils arrivaient en des temps où les prémices d'une guerre ouverte se faisaient de plus en plus ressentir.

– Quelqu'un a des suggestions pour sécuriser davantage ce site ? interrogea-t-il en regardant les enseignants présents. Autre que déplacer cette école entière... Ou la fermer à jamais.

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Cyprien Redfire
Professeur de SVT
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Âge RPG : 34 ans

MessageSujet: Re: Évacuer ou rester ?   Ven 28 Oct - 21:10

Bon, s’ils sortaient tous de cette pièce dans le même état qu’ils y étaient rentrés, on pourra considérer ça comme un miracle. Cyprien retint un très long soupir, un coude sur la table et une main contre la joue, lançant un long regard à Frédéric qui avait tapé du poing sur la table en direction de Gavin en lui criant qu’il était hors de question de fermer cette école à jamais, qu’il s’agissait de la dernière de ce genre en Europe et que personne ici ne pouvait laisser une fermeture se produire. S’il n’avait pas tord, crier face à un colonel sur les nerfs, son subordonné agacé, la directrice fatiguée et énervée, le sous-directeur tout aussi fatigué et nerveux, ce n’était pas vraiment pas une bonne idée de se laisser gagner par la colère. Et dire qu’à la base, ils n’avaient été convoqués à cette réunion que pour discuter de la sécurité de l’école… Le sujet « Fermeture définitive » avait si vite été abordé que Cyprien se demandait depuis combien de temps l’idée flottait dans la tête de certains. Avec tout ce qui était fait depuis des mois, jamais il n’aurait cru que Gaby ou ses collègues puissent vraiment songer à fermer un jour cette école. Que d’autres y songent, c’est normal, mais que eux y pensent, là, ça devenait déjà plus grave.

Qu’arrivera-t-il pour les enfants si cet établissement fermait pour de bon ? Tous parviendront-ils à trouver de nouveaux professeurs ? Et eux-mêmes ? S’ils restaient au village, ils pourront sans doute continuer à prodiguer des cours particuliers… En supposant qu’ils restent à Gray, ça, ce n’était pas forcément gagné, pas après tout ce qu’ils y avaient vécu. Vivre en plus dans l’ombre de cette école en la voyant peu à peu se faire ronger par le temps, faute d’entretien, ce ne sera pas un spectacle plaisant à observer. Sans doute, avec Céleste et Lucas, quittera-t-il le village pour aller s’installer dans une grande ville, là où ils retrouveront tous les deux facilement du travail. Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Nantes, Bordeaux, ce n’était pas le choix des destinations qui manquait. Et Gabriella ? Il lui lança un regard, ayant presque peur de savoir ce qu’elle fera si cette école fera. La rouvrir en cachette pour la résistance face au gouvernement ? Quitter le pays pour tout recommencer ailleurs ? Se contenter de rester dans l’armée ? Difficile à deviner. Assez inquiet, il lança un long regard à Céleste, sans parvenir à dissimuler son trouble grandissant.

– Je ne parle pas de fermer définitivement cette école, soupira-t-il. Pas pour le moment, en tout cas, en revanche, il ne faut pas se leurrer, il est possible que cette question se pose prochainement et sérieusement, cette fois-ci. Bref. Je parlais d'un autre choix, qui est de déplacer cette école dans un autre lieu plus sécurisé et surtout moins exposé aux regards. C'est la solution la plus complète pour le moment. Sinon, si cette idée déplaît, il y a d'autres façons de sécuriser l'école, en espérant que ça tienne... Ne vous en déplaise, madame, ajouta-t-il en regardant la petite prof de maths et d'astronomie, c'est bel et bien l'armée qui empêche aujourd'hui les militants d'entrer ici. L'armée et la réputation de certains. Certaines.

Ouais, on savait à qui il faisait allusion. Le professeur de sciences croisa les bras avec une petite moue aux lèvres, grignotant un bout de son crayon en réfléchissant. Déplacer l’école… L’opération pourrait prendre des mois ! A moins que cela ne se fasse durant l’été, qu’ils aménagent peu à peu, et surtout discrètement, un autre endroit et continuent en attendant de donner cours ici. Il faudra le faire assez lentement pour que personne ne remarque cette activité et assez vite pour que la nouvelle école soit opérationnelle dès le mois de septembre suivant, tout en fournissant des preuves officielles que Sainte Famille fermait bel et bien ses portes. C’était… L’idée était… Comment dire… Même si, dans l’absolu, ça ne changera pas grand-chose dans l’organisation des cours, des classes et de la vie au quotidien, on ne pouvait s’empêcher d’avoir une boule au ventre, en s’imaginant partir. Cette école avait plus de cents ans ! Elle possédait toute une histoire, était fortement implantée dans la région, forgée par des hommes et femmes y ayant enseignés durant des années, elle avait marqué la vie de centaines d’élèves. Et voilà qu’on leur parlait de partir dans un endroit caché, une autre école, clandestine cette fois... Et où ? Quitter la Franche-Comté, soit, mais pour aller où ? Leur collègue de Français, Frédéric, le sortit de ses pensées en ajoutant qu’il était difficilement envisageable de sécuriser entièrement le site du pensionnat, même avec les manœuvres d’intimidation ou la manipulation.

– L'intimidation ne marchera sans doute pas longtemps, grinça la générale. Je ne pense pas que je pourrai continuer ainsi encore un moment.

– C'est ça, marmonna Gavin avec un un sourire. Pas tant que les journaux continueront ainsi et vous recommencerez des exploits comme les orages de cet été ou même avec ce qui s'est produit à Besançon. Vous fichez la trouille à tout le monde et c'est tant mieux, les casseurs ont bien trop peur d'entrer ici par effraction si c'est pour se faire griller sur place. C'est un moyen comme un autre.

Allez, dans les dents, il devait être un des rares à pouvoir se payer sa tête sans qu’elle n’ait envie de le massacrer sur place, une immunité bien rare. Enfin bref, Cyprien n’avait pas le cœur à rigoler et ne pensait pas non plus que la situation restera tenable à l‘avenir. Comment procéder pour assurer à la fois la sécurité des enfants et celle de leurs professeurs ? Comment faire en sorte de détourner l’attention publique ? Fermer, non, ils ne pouvaient pas penser à juste fermer comme ça, d’un seul coup, impossible ! Non, hors de question, la fermeture n’était même pas envisageable. Enfin, si, elle l’était, mais à condition qu’il y ait une solution valable par derrière pour tous ces jeunes.

– Quelqu'un a des suggestions pour sécuriser davantage ce site ? interrogea-t-il en regardant les enseignants présents. Autre que déplacer cette école entière... Ou la fermer à jamais.

Un profond silence suivit sa question. Des solutions, des solutions ! Ils ne faisaient que ça, depuis des mois, réfléchir à la sécurité de Sainte Famille ! Ils en parlaient souvent, mettaient des mesures en place, cherchaient des idées, ils comptaient même sur l’armée pour les y aider, comme l’avait souligné le militaire ! Les murs avaient été agrandis et renforcés, l’école était gardée jour et nuit, les entrées et sorties contrôlées en permanence, le village et les alentours étaient également surveillés, les élèves apprenaient tous à se défendre physiquement et avaient des cours un peu plus agressifs pour leurs différents pouvoirs, les professeurs s’étaient eux aussi formés au combat ! Cyprien se redressa d’un coup puis énuméra platement tout à ce quoi il venait de penser, d’un ton aussi agacé que désespéré. Désolé, là, il ne voyait absolument aucune solution, il avait beau réfléchir, tout avait déjà été mis en place, dans ce qui leur était possible de faire, même les solutions les plus extrêmes, comme former les collégiens au combat. Le sous-directeur et madame Kara faisaient même en sorte de leur apprendre à fuir, se cacher ou s’évader d’un endroit.

– Que pourrait-on bien faire en plus de toute ça ? soupira-t-il. On s’est même résignés à apprendre à des gamins de onze ans à se battre, c’est dire. En continuant dans cette voie, on fera bien avant l’heure des adultes renfermés et névrosés, ce n’est pas le but d’une école, ils ont déjà trop goûtés aux horreurs et à la guerre.

Ils ne pouvaient tout simplement pas se permettre de leur en demander encore plus, pas alors que tant d’entre eux avaient déjà perdu la plus petite parcelle d’innocence et ne parvenaient plus à imaginer quel avenir sera le leur. Leur devoir d’adultes était de donner à tous ces enfants un endroit où grandir en paix, loin des soucis et sans qu’ils aient à avoir peur pour leur vie.

– Ça me fait mal au cœur de pencher pour un déménagement, enfin… Pour moi, c’est la seule solution. On doit songer avant tout à fournir un lieu sécurisé et loin des troubles à tous ces enfants, qu’ils puissent grandir en paix, pas se lever tous les matins en se demandant quelles horreurs ils vont devoir affronter. Maintenant, pour aller où… Je n’en sais rien du tout. Bien plus de la capitale, pour commencer ? La France est assez grande. Qu’en dites-vous, les autres ?

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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

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Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Évacuer ou rester ?   Ven 9 Déc - 11:12

Même s'il n'était pas encore question d'une fermeture définitive pour le moment, difficile d'échapper à l'idée que l'école doive partir, trouver un autre refuge, un autre endroit pour y éduquer les enfants en toute sécurité. Le colonel avait raison d'insister là-dessus, il était temps de prendre conscience de cette réalité. Kimmitsu soupira un peu en s'appuyant contre le dossier de sa chaise, tapotant le bout de son crayon contre le bord de la table avec régularité. Les militants se faisaient de plus en plus nombreux, la presse appuyait aussi fortement sur le fait qu'il soit très mal vu d'utiliser son pouvoir en public, que c'était bien trop dangereux, que le nombre d'accidents à cause de cela avait explosé et ainsi de suite. Bref, plus ça allait, et plus n revenait dans les années 1910 et 1920. Plus le temps passait et plus la France revenait vers de "vieilles" valeurs, comme celles qui dominaient largement il y a trente ans de ça et qui avaient peu à peu été étouffées il y a vingt ou quinze ans. Lui-même n'avait pas connu l'apogée de cette période, il n'était pas arrivé en France assez tôt pour ça, et c'était d'ailleurs bien pour cette raison qu'il était venu dans ce pays, précisément. Parce que cette nation avait su étouffer longtemps la peur contre ce genre de pouvoirs et laisser plus de liberté aux élémentaires. Ce renvoi aux anciennes valeurs ne présageait rien de bon. De là à craindre une guerre civile, non, sans doute pas. En revanche, il y avait bien de quoi être très mal à l'aise.

– L'intimidation ne marchera sans doute pas longtemps, grinça la générale. Je ne pense pas que je pourrai continuer ainsi encore un moment.

– C'est ça, marmonna Gavin avec un un sourire. Pas tant que les journaux continueront ainsi et vous recommencerez des exploits comme les orages de cet été ou même avec ce qui s'est produit à Besançon. Vous fichez la trouille à tout le monde et c'est tant mieux, les casseurs ont bien trop peur d'entrer ici par effraction si c'est pour se faire griller sur place. C'est un moyen comme un autre.

Il y avait du vrai, là-dedans, la peur était aussi un excellent moyen de dissuader les auteurs d'agression de venir jusqu'ici, ainsi que les militants. Cela dit, la directrice aussi avait raison sur un point, rien ne prouvait que cela marchera longtemps encore. Il suffirait de quelques têtes plus dures que d'autres pour inciter tout le groupe ennemi à se mobiliser tout de même, en dépit de la peur, pour venir jusqu'à cette école. Gabriella était l'exemple même de ce qu'il fallait faire pour remuer les passions puis les déchaîner, afin de faire entendre sa voix. Le sous-directeur échangea un bref regard avec elle puis le reporta sur l'assemblée, observant longuement leurs collègues présents. L'inquiétude dominait, sur la plupart des visages, ainsi que le doute. Frédéric avait, lui, plutôt un air de défi. Sourcils froncés et air très concentré, il marmonnait entre ses dents, cherchant visiblement des solutions. Même Alice était aussi tendue et concentrée, elle qui avait mis bien longtemps à reconnaître que le danger était réel et qu'il fallait se bouger face aux menaces. Vincent Menard, l'enseignant de Français, avait un air assez blasé, comme s'il commençait à désespérer. Kimmitsu se retourna vers les deux militaires présents à cette petite réunion, assis à côté de la directrice, espérant qu'ils n'allaient pas non plus être trop directs et sauront choisir les bons mots.

– Quelqu'un a des suggestions pour sécuriser davantage ce site ? interrogea-t-il en regardant les enseignants présents. Autre que déplacer cette école entière... Ou la fermer à jamais.

C'était moins direct que ce que le sous-directeur avait craint, enfin, ça avait le mérite d'être clair. De toute manière, ce choix n'en était plus vraiment un, ils devaient partir. Oui, cette école avait un long passé, une histoire riche, avait passé par pas mal de périodes, et pourtant, c'était la fin, une page se tournait. Cyprien se redressa tout à coup, puis énuméra tout ce qui avait déjà été fait pour renforcer et protéger cette école, comme la surveillance accrue, les structures renforcées, les cours de défense et de combat, les techniques d'élémentaires plus agressives, et ainsi de suite. Merci d'appuyer la plus parfaite des évidences, tout ou presque avait déjà été fait pour protéger autant que possible tous ces enfants. Ce qui avait fonctionné un temps n'était plus tenable, ou du moins, ça finira par ne plus l'être du tout dans le courant de cette année scolaire, ils manquaient de temps. Bien sûr, c'était douloureux d'admettre ça, c'était un aveu d'échec. Ils ne pouvaient plus couvrir les élèves et la seule solution devenait la fuite, se cacher pour les entraîner, les éduquer et les élever.

– Que pourrait-on bien faire en plus de toute ça ? soupira-t-il. On s’est même résignés à apprendre à des gamins de onze ans à se battre, c’est dire. En continuant dans cette voie, on fera bien avant l’heure des adultes renfermés et névrosés, ce n’est pas le but d’une école, ils ont déjà trop goûtés aux horreurs et à la guerre.

Très juste. Kimmitsu hocha la tête pour confirmer, croisant les bras en fermant les yeux un petit instant. Il ignorait si c'était bien évident pour tout e monde, à présent. La rumeur du déménagement courait dans la salle des professeurs depuis un petit moment et tous leurs collègues n'étaient pas encore convaincus que ce soit vraiment nécessaire, sans oublier le travail monstrueux qui découlerait d'une telle décision. Une fois le lieu trouvé, il faudra l'aménager, puis déplacer les affaires que contenait le pensionnat, tout le mobilier, le matériel, faire voyager tous les élèves avec leurs affaires personnelles, faire aussi déménager les enseignants qui le voudront bien avec leurs familles respectives, reprendre les cours dans un tout autre environnement. Le tout, bien sûr, discrètement, le plus discrètement possible, et assez rapidement pour que les ennuis les plus graves n'aient pas le temps de leur tomber dessus. Un tel chantier exigera du temps, de l'énergie, beaucoup de bras pour aider et une organisation aussi rigoureuse que draconienne. Ce sera un travail de titan.

– Ça me fait mal au cœur de pencher pour un déménagement, enfin… Pour moi, c’est la seule solution. On doit songer avant tout à fournir un lieu sécurisé et loin des troubles à tous ces enfants, qu’ils puissent grandir en paix, pas se lever tous les matins en se demandant quelles horreurs ils vont devoir affronter. Maintenant, pour aller où… Je n’en sais rien du tout. Bien plus de la capitale, pour commencer ? La France est assez grande. Qu’en dites-vous, les autres ?

– Nous n'avons plus vraiment le choix, de toute manière, souligna Kimmitsu. C'est le déménagement ou la fermeture définitive. Cependant, avant même de penser à l'organisation, il faut songer, chacun de vous, à ce que ça implique. L'école sera cachée, les élèves devront en quelque sorte disparaître de la circulation et c'est aussi valable pour les enseignants qui accepteront de suivre dans le nouvel endroit. Il faudra vivre sans faire de vagues, et même renier publiquement vos dons en public pour éviter tout débordement. Tout le monde est bien conscient de ça ?

Le sous-directeur porta un long regard sur la petite assemblée, se mordant un peu les lèvres avant de poursuivre.

– Demandez-vous avant toute chose si vous êtes prêt à déménager avec votre famille. J'ai vécu dans des endroits où tout allait très bien tant qu'on ne se montrait pas comme un élémentaire, cependant, il faut être capable de le supporter et accepter de vivre ainsi. Ceux qui n'arrivent pas à se taire ni à s'écraser en public auront du mal. Et je parle en connaissance de cause.

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