1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 [TP] Heroic-fantasy et rédaction

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MessageSujet: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Lun 26 Sep - 17:51

Hors-jeu, consignes de départ :

Ce sujet est donc un cours sous forme d’atelier, dirigé par le professeur de Français Vincent Ménard, joué en PNJ. Tous les élèves peuvent répondre ! Attention, ce n’est pas un rp classique mais bien un rp de cours. Vous devez donc :

- Un post comportera toute une étape. Dans ce sujet, votre premier post comportera votre arrivée en classe, le début du cours et le travail demandé en premier lieu par votre professeur. Le PNJ postera ensuite une seconde fois pour donner les indications suivantes.
- Vous devez inclure dans votre post, à la fin, le travail rendu. Mettez-le sous spoiler si vous avez une mise en forme particulière qui déforme la page.
- Le travail que vous rendrez contribuera à déterminer s’il faudra vous secouer les puces ensuite pour que vous travaillez plus ou si vous aurez droit aux félicitations.


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La salle des profs était peu bruyante, ce matin, contrairement à l’habitude. Vincent avala très rapidement son café, son dictionnaire sous le bras et parlant un peu avec Frédéric qui semblait déjà épuisé. Allez, les cours allaient débuter, les élèves terminaient de se préparer, il fallait filer en classe. Seuls quelques uns des collègues étaient parfaitement éveillés. Entre le rapide petit thé du matin à avaler, les livres, classeurs, cahiers, encres et stylos à prendre dans les casiers, les nouvelles fraîches du jour échangées à la volée, peu de temps pour de réelles discussions avant de se mettre au travail. Vincent alla retrouver sa classe en inspirant profondément sur le chemin, exercices quotidiens de respiration qu’il effectuait régulièrement pour garder les idées claires. De bonne humeur, ce matin-là, il fit entrer les élèves dans la salle de classe et alluma la lumière. Le jour se levait moins vite en automne, dans leur creux de région de l’Est, en plus de la pluie fine qui tombait depuis cette nuit, on y voyait encore peu clair. Il posa ses affaires sur le bureau et lança aux jeunes de se dépêcher un peu, de s’asseoir en silence.

– Bien. Aujourd’hui, comme prévu, nous allons poursuivre le travail sur l’imaginaire et l’univers heroic-fantasy. Avez-vous tous terminés de lire La Compagnie Noire ? Pour les retardataires, je vous rappelle que vous aurez besoin de connaître bien l’histoire pour le test qui aura lieu juste avant le départ pour le voyage scolaire. Qu’il a-t-il, mademoiselle Hook ?

– Monsieur, c’est pour vous faire part d’un point un peu dérangeant.

Vincent retint d’extrême justesse un très gros soupir, pouvant déjà deviner ce qu’allait sortir son élève avant même qu’elle n’ouvre la bouche, étant donné les critiques proférées au début de ce chapitre. Cette fille venait d’une famille très cadrée et traditionaliste qui désapprouvait fermement qu’on puisse, pour la première fois au pensionnat, faire étudier aux enfants autre chose que la littérature des grands auteurs Grecs, Romains et les poètes ou écrivains Français de renom. Les ateliers sur les romans fantastique, de science-fiction, de merveilleux, de fantasy en avaient fait bondir plus d’un. Comme il s’y attendait, ce fut bien de ça que la jeune élève parla, indiquant d’un ton condescendant que ses parents désiraient sincèrement savoir où était l’intérêt d’étudier en cours l’écriture plus libre, imaginative, plutôt que de se concentrer sur les essais des philosophes. Il répondit d’un ton patient que développer la créativité par l’écriture permet de nourrir l’imagination et de travailler sur la souplesse de l’esprit, en même temps que la maîtrise de la langue en s’obligeant à écrire régulièrement. La Compagnie Noire, un roman sur une confrérie de mercenaires, était une référence. L’histoire était plus sombre que les romans classiques mais n’en restait pas moins accessible à la jeunesse.

– On va commencer par un petit travail de rédaction et d’imagination, prenez tous une feuille ! Vous allez commencer par écrire un portrait d’un personnage, un mercenaire, tel que vous l’imaginez. Puis vous en ferez un petit dessin. Allez-y.

Citation :
Consignes pour votre post : Écrivez un portrait d’un mercenaire, homme ou femme, d’au moins 2 000 caractères, en incluant une description physique et morale concise. Vous devez y joindre un dessin de votre homme. Le dessin peut être réalisé sur feuille libre et scanné, ou dessiné en ligne.

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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Mer 28 Sep - 11:10

Si, si, Clémence devait bien regarder, il y avait la description de la station où ils se rendaient dans ce guide ! Lina lui montra, mettant le doigt sur le premier paragraphe descriptif et montrant la photo qui allait avec l’article. Elle avait trouvé ça à la bibliothèque, c’était un guide avec toutes les stations importantes du Jura, on pouvait les comparer et regarder à quoi ça ressemblait. Clémence et Lina se mirent à commenter ce qu’elles pouvaient lire dans le guide en attendant l’arrivée du professeur, debout dans le couloir avec le reste de la classe, bavardant gaiement. Leur professeur principal leur avait dit qu’ils partiront en car, comme ce n’était pas très loin, et qu’ils étaient temps de songer à préparer leurs valises, il ne fallait pas attendre le dernier moment. Il y avait des skis et du matériel à la station, inutile de tout acheter personnellement. Clémence lui prit le guide des mains pour mieux voir les quelques photos, ajoutant d’un ton enthousiaste qu’elle voulait pouvoir récupérer les recettes locales pour les essayer chez elle à Noël. Elle était fan de ça, elle sera sûrement cuisinière dans un restaurant, plus tard.

Lina rangea son guide dans son sac de cours en rentrant dans la casse, lorsque le prof arriva, s’asseyant près des fenêtres avec ses amies et continuant de parler avec elles à voix basse avant qu’elles ne doivent se taire. Elle avait bien hâte de partir. Ses grands-parents habitaient eux aussi dans le Jura et elle avait pu apprendre les rudiments du ski et de la luge lorsqu’elle était partie en vacances chez eux, à Noël, deux ou trois fois. C’était toujours magique de se lever le matin et de découvrir l’épaisse couche de neige qui avait recouvert les montagnes et les forêts, de s’essayer à marcher avec des raquettes et de glisser en luge le long des pentes. Elle rentrait l’après-midi avec ses frères et sœurs pour manger un peu de brioche faite par leur mamie avec du chocolat chaud et ils passaient la soirée en bataille de boules de neige ou à écouter papi leur lire des contes de la région au coin du feu. Après le voyage, Lina restera chez ses grands-parents. Elle voudrait bien y inviter des amis.

– Bien. Aujourd’hui, comme prévu, nous allons poursuivre le travail sur l’imaginaire et l’univers heroic-fantasy. Avez-vous tous terminés de lire La Compagnie Noire ? Pour les retardataires, je vous rappelle que vous aurez besoin de connaître bien l’histoire pour le test qui aura lieu juste avant le départ pour le voyage scolaire. Qu’il a-t-il, mademoiselle Hook ?

– Monsieur, c’est pour vous faire part d’un point un peu dérangeant.

Il y en avait toujours qui n’étaient jamais contents de rien ou qui passaient leur temps à faire la tête, c’était fatigant. Lina soupira un peu lorsque leur condisciple, au premier rang, refit encore cette discussion assommante avec le prof, sur le « pourquoi ils étudiaient ce livre ». Il n’était pas mal, pourtant, même si l’histoire était très sombre et qu’il n’y avait vraiment une fin heureuse, dans le sens où on l’entendait habituellement. Bah, pas grave, il y en avait toujours qui aimaient se plaindre ou qui passaient leur vie à faire la tête. Certains montraient toujours des mines comme si c’était la fin du monde, sans réaliser à quel point il devenait pénible et glauque de se trouver à côté d’eux. Ce n’est pas en se laissant aller en modes « Personne ne me comprend ! », « Je suis si malheureux ! », « Le monde est injuste ! », que ça ira mieux, dans tous les cas, fallait-il être lourd pour penser le contraire. Lina prit son cahier et le livre qu’ils étudiaient en ce moment, trempant son stylo dans la bouteille d’encre. Si mademoiselle Hook avait terminé de râler pour ce matin, il était temps de travailler.

– On va commencer par un petit travail de rédaction et d’imagination, prenez tous une feuille ! Vous allez commencer par écrire un portrait d’un personnage, un mercenaire, tel que vous l’imaginez. Puis vous en ferez un petit dessin. Allez-y.

Un dessin avec un portrait… La jeune collégienne mordilla le bout de son crayon en prenant une nouvelle feuille, réfléchissant. Un portrait… Par où commencer ? Elle avait les idées, par contre, il fallait trouver un début. Après quelques minutes, décidée par ce qu’elle voulait faire, elle trempa encore son crayon dans l’encre puis se mit à écrire.

Rendu du travail :


Lina Andreï, 3e B
De haute stature, le mercenaire se faisant appeler Maxence Co’Allary est un homme se remarquant de loin. Culminant à plus de deux mètres de hauteur, c’est un homme aux muscles affermis et puissants, rendus solides par de longues heures d’entraînements et par des heures tout aussi longues de combat au cours de ses diverses missions. Son armure et son heaume dissimule un homme à la peau rendue bronzée par le soleil, une barbe légère et rousse lui mangeant le menton et la bordure supérieure des lèvres, ainsi que des cheveux roux épais et souvent mal coiffés. Son regard peut sembler dur à celui qui le voit pour la première fois, d’un bleu océan, accompagné de cils presque aussi longs que ceux d’une femme.

Rendu pus courageux par les épreuves qu’il a traversé, il en a sans doute retiré un détachement trop pronnoncé enver sla mort, ce qui le conduit à bon nombres d’imprudence lors de ses diféfrentes missions. Très déterminé, il ne considère pas la vie comme facile ou jsute mais comme un combat éternel où bien peu ont la moindre chance de gagner. Plus tendre qu’il ne le dévoile, il enferme son caractère profond et ne se laisse pas déborder par ses sentiments, car il sait que cela lui coûterait la vie. Il ne peut se permettre d’avoir de la compassion ou de la pitié pour ses ennemis, sopus peine de s’attirer mépris et rejet, et donc de fatalement tomber un jour dans une embuscade ou d’être rejeté de tous. C’est ainsi qu’il s’efforce sans cesse de ne pas se laisser distraire par la musique ou les conteurs, suivant son chemin sans se laisser éblouir par la beauté des étoiles.

Maxence Co’Allary est devenu mercenaire par un hasard cruel de la vie. Autrefois fermier, menant une vie difficile mais heureuse, encore tout jeune homme et bientôt marié, son village fut violemment attaqué par des troupes en guerre contre le royaume. Il perdit sa ferme, sa future femme, son village, tout ce qu’il aimait, et fut capturé. Le chef des soldats lui laissa alors le choix. S’il se battait contre un de ses hommes et gagnait, il lui laissera la vie et la liberté. Maxence remporta la lutte, portée par l’énergie dui désespoir. Suite à cela, privé de ressources et n’ayant plus rien à perdre, il poursuivit son existence dans la voie du combat. C’est ainsi qu’il devint mercenaire et voyagea à travers tout le royaume et au-delà en acceptant diverses missions, oubliant son passé de fermier à jamais.


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Océane Kara
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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Mer 28 Sep - 17:34

Cinq… Quatre… Trois… Océane faillit chuter tête la première sur la table en bois du réfectoire avant la fin du compte à rebours, se rattrapant de justesse puis poussant un très gros soupir en se frottant les yeux. Fatiguée. Trop fatiguée. Nuit blanche. Pas les idées claires. Au secours ! A moitié sonnée par le manque de sommeil, ça devait bien faire trois jours qu’elle dormait très mal à cause d’un mauvais rhume, elle laissa retomber la tête contre Genji qui lui servit aimablement d’oreiller pendant le reste du petit-déjeuner. Océane tombait très rarement malade, environ une fois tous les trois ans, mais lorsqu’elle l’était, c’était toujours assez épique. Le changement brutal de climat, associé à une petite épidémie de microbes qui avait frappé dans le village, la laissait amorphe et sans énergie depuis dimanche dernier. Ceux qui n’avaient pas l’habitude de la voir dans cet état, autrement dit tout le monde, oscillaient entre l’inquiétude ou la rigolade, tant le spectacle était inédit. La jeune fille les ignora, renonçant à porter à sa bouche le bout de tartine qu’elle tenait depuis cinq minutes.

– Tu me portes dans l’escalier ? marmonna-t-elle d’un ton faible à Genji, ses cheveux noirs retombant devant son visage.

– Tu es sûre que tu ne veux pas aller à l’infirmerie, plutôt ?

– Non, ça va...

Juste un peu de microbes à mijoter, elle s’en remettra vite, fallait dormir un peu plus, voilà tout. Lorsqu’il fut l’heure de monter en classe, elle resta appuyée contre Genji tout le trajet puis s’installant au fond en entrant. Il faisait encore très sombre, il avait plu toute la nuit et cela continuait encore ce matin, la classe était en plus mal exposée et recevait peu de lumière naturelle. Océane se pencha pour sortir le roman étudié en ce moment, son cahier de cours, des feuilles, sa trousse puis un nouveau paquet de mouchoirs. Elle devait avoir un peu de fièvre, il faudra qu’elle prenne un médicament contre le mal de tête à la pause du matin, sa mère lui avait glissé un petit tube d’aspirines dans son sac, ce matin dans le hall, avant qu’elle n’aille au réfectoire. Océane ne lui avait pourtant pas dit qu’elle se sentait moins bien, ce devait être l’instinct maternel. Sa mère lui était tombée dessus sans crier gare pour lui donner le tube puis était repartie pour préparer son cours. Vite fait, bien fait. Profitant de l’élève devant qui faisait presque le double de sa taille, elle en profita pour s’allonger un peu contre le bureau, posant la tête entre ses bras.

– Bien. Aujourd’hui, comme prévu, nous allons poursuivre le travail sur l’imaginaire et l’univers heroic-fantasy. Avez-vous tous terminés de lire La Compagnie Noire ? Pour les retardataires, je vous rappelle que vous aurez besoin de connaître bien l’histoire pour le test qui aura lieu juste avant le départ pour le voyage scolaire. Qu’il y a-t-il, mademoiselle Hook ?

Ah oui, le voyage scolaire, il fallait déjà penser à préparer sa valise pour être sûr de ne rien oublier en la faisant à la va-vite la veille du départ. Océane ne savait absolument pas skier et était convaincu qu’elle risquait de revenir avec un bras dans le plâtre. Les blessures en l’effrayaient pas, elle avait l’habitude avec son entraînement, en revanche, elle n’avait pas envie d’être immobilisée juste avant les vacances de fin d’année, ce serait idiot. Reniflant un peu, écoutant vaguement le prof parler, elle prit un nouveau mouchoir à tâtons, rêvant d’une petite couverture bien chaude à rajouter sur les épaules. La journée allait être bien longue… Océane toussa un peu puis s’efforça de se redresser, clignant des yeux et s’ordonnant à elle-même de rester concentrée. Ce n’était pas difficile ! Enfin, si, un peu, mais bon, on se reprend. Une quinte de toux la fit à moitié s’étouffer la seconde d’après et elle reprit son souffle avec un peu de peine. D’accord, pas trop remuer non plus, surtout avec cette impression bizarre d’avoir les muscles en coton. Il ne s’était passé que dix minutes de cours, sérieusement ? Sa montre devait débloquer. Ou son cerveau. Ou les deux.

– On va commencer par un petit travail de rédaction et d’imagination, prenez tous une feuille ! Vous allez commencer par écrire un portrait d’un personnage, un mercenaire, tel que vous l’imaginez. Puis vous en ferez un petit dessin. Allez-y.

L’imagination en elle était officiellement retranchée avec toute le reste et tenait un siège difficile contre les microbes, ce n’était pas le moment de la solliciter. Océane porta un regard un peu morne sur sa feuille et regarda ce que les autres faisaient. Certains s’étaient déjà lancés dans la rédaction, d’autres réfléchissaient, quelques uns discutaient discrètement entre eux. Soupirant, elle prit son crayon et inscrit nom, prénom et classe sur sa feuille. Allez, au boulot…

Travail d’Océane :


Océane Kara, 1ère A
C’est en l’an de grâce 999 que la jeune mercenaire Fédérica arriva dans le royaume Celte, à quelques heures seulement du Nouvel An et du passage à l’an 1000. Cette échéance terrifiait le monde et même la jeune femme s’angoissait à l’idée que ce ne soit vraiment la fin du monde. D’apparence plutôt frêle, elle atteignait péniblement le mètre soixante-dix et n’avait guère des formes très féminimes. Afin de gagner sa vie et par goût de l’aventure, elle parcourait les terres en quêtes de mission d’escorte ou de combat, en se faisant passer pour un homme. Intelligente et dotée d’un esprit très décidé, son plus grand atout restait la ruse. Manier les écrits, les lois et les coutumes locales lui avaient déjà permis de se sortir de nombreuses situations délicates. Plus souple et agile que les hommes, sa bonne santé lui permettait de supporter cette rude vie et d’en tirer son profit, dans n’importe quelle situation. Chevauchant dans la nuit, elle se rendait à un village apperçu de loin, afin d’y passer la nuit, peut-être la dernière nuit.

Fédérica craignait à la fois Dieu, le Diable et les mauvais esprits. Très superstitieuse, elle avalait comme une éponge les croyances locales et était effrayée par la venue de mauvais esprit. Elle avait pourtant reçue une haute éducation, venant d’une famille Noble et aisée, dont elle s’était enfuie pour vivre l’aventure. Son apparence lui donnait des airs ingénus, fragiles, une impression encore renforcée par son regard très clair, presque transparent. Celui qui l’observerait de plus près pourrait deviner qu’elle n’était pas un homme, par ses traits de visages trop fins et ses mains qui l’étaient tout autant. Elle n’était pourtant pas faible et compensait ses carences par son intelligence. A l’épée ou à la hache, elle préférait l’arc, les dagues et les poignards, considérés à juste titre comme des armes de femmes. Plate de poitrine, elle veillait tout de même à se vêtir pour que rien ne puisse transparaître, adoptant le style vestimentaire des hommes et reniant tout de sa nature de femme, portant les cheveux courts. Elle voyageait ainsi, décidée à vivre comme elle l’entendait et conserver sa liberté.


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Adeline Brian
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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Jeu 29 Sep - 10:16

Même si les deux dernières années de lycée commençaient généralement avec une baisse des notes reçues depuis le début du collège, Adeline était tout de même très déçue, elle n’avait pourtant pas baissé son rythme de travail ni fait moins d’efforts en classe. Assise dans le couloir contre le mur, mâchonnant un crayon de bois en regardant son carnet de notes, elle fit une petite coche près des matières qu’il faudra rattraper, en travaillant un peu plus à la bibliothèque le soir, par exemple. L’avantage d’être Guetteur est qu’on pouvait traîner un peu plus longtemps dans les couloirs le soir pour travailler, en cas de besoin, ce ne sera pas plus mal d’ici à ce qu’elle reprenne son niveau habituel. Lorsque le prof arriva, elle entra en classe avec les autres, remarquant au passage que Océane semblait un peu malade. C’était rare, ça, elle aurait mieux faite de rester à l’infirmerie aujourd’hui. La jeune lycéenne s’assit à côté d’André vers le devant, non loin de la porte, souriant à son ami en s’installant avec un hochement de tête pour lui dire bonjour. Lui aussi devait être dans une certaine pression, en ce moment, avec sa copine qui attendait un enfant, voire plusieurs.

Sortant le livre qu’ils étudiaient en ce moment, pendant que le prof parlait avec Absinthe au-devant de la classe, Adeline le feuilleta avec lenteur, se remémorant ses passages préférés. Elle avait terminé de le lire il y a environ deux semaines, c’était un roman très sympa, rapide à lire et agréable, il ne faisait que deux cents pages et avait un style fluide. C’était l’histoire de six hommes et deux femmes qui se retrouvaient réunis, après de nombreuses épreuves personnelles, et devaient faire face à l’oppression, la guerre, les tyrans, de nombreux ennemis, sur fond d’un grand complot agitant le pays. Réunis en une troupe qui se fait rapidement surnommée la « Compagnie Noire », ils écument le pays ensemble et finissent par se retrouver à la tête d’une immense révolte dans le royaume, pour renverser le roi devenu un tyran. Si la trame de l’histoire était classique, le fond ne l’était pas. Plus sombre qu’un roman d’aventure qu’ils lisaient à leur âge, l’histoire était aussi très réaliste, rythmée, haletante, on se prenait très vite dans les peurs, les tourments, les joies et les rêves des héros.

– On va commencer par un petit travail de rédaction et d’imagination, prenez tous une feuille ! Vous allez commencer par écrire un portrait d’un personnage, un mercenaire, tel que vous l’imaginez. Puis vous en ferez un petit dessin. Allez-y.

Hum… Si un nouveau mercenaire souhaitait entrer dans la Compagnie, à quoi devrait-il ressembler ? Ou plutôt, quel nouveau personnage pourrait prétendre à cet honneur alors que la Compagnie était déjà formée et bien soudée ? Adeline se perdit un instant dans ses pensées, retrouvant l’univers épique et pourtant si dur de la Compagnie, comme si la classe se retrouvait à voyager avec elle dans les immenses landes, à traverser les forêts à et à mener les foules vers le chemin de la victoire. L’univers médiéval avait cet avantage, dans les romans d’aventure, à proposer un terrain plus riche et vaste pour y faire naître des épopées épiques, avec des complots, des grands guerriers, des quêtes pour d’immenses trésors, parfois un brin de magie, tout était réalisable. Adeline prit une feuille en sortant de sa légère rêverie, se mettant à son tour au travail.

Travail Adeline :


   
   

   
Adeline Brian
3e A

   
Cours de Français
9 novembre 1931

   

   
Le premier jour de l’hiver fut celui qui accueillit un nouveau membre dans la compagnie, au cours d’une cérémonie officielle. De nombreux curieux étaient venus observer cet homme, voir le nouveau mercenaire qui allait les guider et les protéger contre le tyran.

Le premier mot qui vint à tous les esprits fut « brute ». En effet, cet homme n’invitait guère à la confiance. Petit de taille mais très costaud de stature, on pourrait le comparer à un de ces bœufs travaillant au labour des champs. Tout son corps était très épais, à un point presque grotesque, ses bras étaient des troncs d’arbre et son cou avait une épaisseur de taureau. Trapu, très musclé, il dégageait une force saisissante et ne donnait pas envie de l’approcher pour lui chercher des noises. Son visage était taillé à coups de serpe, dur et sévère, impassible, dont la moitié était rongé par une barbe mal entretenue et touffue, de couloir noire, mêlé d’un peu de gris, tout comme ses cheveux, qui lui arrivaient en-dessous des oreilles. Sa bouche semblait presque trop mince sur ce visage de truand, selon l’avis de la foule. En revanche, ses yeux, bien que d’un noir profond, brillaient quant à eux d’une luuer de malice et d’un certain amusement, à être ainsi détaillé par tous. Ses vêtements étainet ceux d’un brigand des montagnes, on aurait véritablement dit un ours descendu des monts pour dévorer les impudents qui oseront le défier.

L’apparence ne peut cependant définir un homme. Le nouveau membre de la compagnie s’amusait de l’avis qu’on se faisait de lui, n’ignorant pas ce que tous pouvaient penser en le voyant pour la première fois. Issu des monts d’Argent, d’un petit village reculé et pauvre, il avait grandit à la dure et en avait développé un caractère souple, s’adaptant à toutes les situations possibles. Il savait effrayer comme il savait se faire apprécier, assez manipulateur dans le fond. Fonceur en toutes situations, doué d’une véritable force de la nature, il adorait les grandes forêts, les parties de chasse et craignait de mettre les pieds sur un bateau car il ne savait pas nager. Timide avec les femmes qui lui plaisaient, brutal avec ses ennemis, rieur avec ses proches, il était un homme à multiples facettes. Aujourd’hui, seule la fierté se lisait dans son regard, la fierté de combattre pour une cause plus grande que toutes celles qu’il avait suivi jusqu’alors. Il saura y faire honneur, prêt à donner jusqu’à sa vie pour ce en quoi il croyait.

   

   
© sobade.

   

   

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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Dim 9 Oct - 16:18

Le silence se fit très vite dans la classe, chacun se penchant sur ses feuilles et bientôt, on n'entendit plus que le bruit des plumes de fer gratter le papier, avec parfois des soupirs discrets ou des chuchotements rapides. Vincent se rassit à son bureau et feuilleta rapidement le roman posé dans un coin. La Compagnie Noire... A vrai dire, il avait longuement hésité avant de choisir ce roman, précisément, pour l'étudier ne classe. Au pensionnat, les professeurs de Français avaient une certaine liberté sur le choix des livres à étudier tant qu'ils respectaient la trame du programme officiel et que les objectifs d'enseignements étaient atteints chaque fin d'année. Donc pourquoi celui-ci ? Le roman était paru il y a deux ans et avait déjà provoqué un certain remous dans le petit cercle très fermé, et surtout très récent, de la littérature heroïc-fantasy, un mouvement littéraire né aux Etats-Unis et propagé cette année même en Europe. La compagnie noire était, en quelque sorte, un cas d'école, un roman respectant à la lettre les préceptes du mouvement, avec tous les ingrédients nécessaires et une trame respectueuse de ce qui était communément attendu.

L'histoire était écrite du point de vue omniscient, alternant entre les points de vue extérieurs et les points de vue des personnages. Tout d'abord, le décor global était planté, comme dans un véritable livre d'Histoire dans un collège ou une école primaire, puis le livré débutait vite avec la description du premier mercenaire, Eric de Lantinais. Ce noble désabusé et rendu aigri par les profondes inégalités qu'il avait pu observer, la misère, les trop nombreuses guerres, les famines, avait décidé de quitter l'armée royale pour devenir mercenaire et n'accepter que des contrats qui lui permettaient de rendre service à ceux qui n'avaient rien, d'ordinaire, ou très peu. L'histoire se développait avec l'arrivée et la présentation des six autres, dont deux femmes, qui ensemble forment ainsi la Compagnie Noire, cette troupe de sept mercenaires qui, de péripéties et péripéties, en arriveront à prendre la tête d'une révolte paysanne qui conduira à la destitution du tyran servant de Roi. Le tout dans un univers médiéval riche de détails et très réaliste.

Une belle aventure, somme toute, rapide et agréable à lire, bien qu'elle soit plus dure pour les plus jeunes collégiens. Reposant le livre, il s'occupa à la correction de quelques devoirs faits par une classe de lycée en attendant que ses élèves terminent leur travail de rédaction et le dessin. Quelques minutes plus tard, il se leva et annonça qu'il était temps de rendre ce premier travail. Le jeune professeur passa entre les rangs pour tout récupérer, souriant en voyant certains dessins. Il y avait de futurs artistes, parmi ses élèves. Posant le tout sur son bureau, il se tourna à nouveau vers la classe.

– A présent, je vais vous demander de vous mettre par groupes de deux ou trois. Vous allez, par groupes, choisir un des sept mercenaires du livre et, en écrivant de son point de vue, écrire la suite de la dernière scène du livre, lorsque chacun des mercenaires se retrouvent séparés dans le château royal, face aux soutiens du roi renversés. Vous êtes libres de la longueur, tâchez de faire preuve d'imagination, comme si vous écriviez vraiment le début du second tome de la Compagnie Noire. Allez-y !

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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Ven 28 Oct - 20:07

Le soleil ne parvenait toujours pas à percer par les fenêtres de la classe et certains observaient rêveusement la pluie sans plus toucher à la feuille. Penchée sur la sienne, Lina s’efforçait de terminer on dessin, tout sauf grande admiratrice de ce genre de travail où ses maigres talents artistiques étaient mis à l’épreuve. Ce n’était pas simple ! Comment les autres se débrouillaient-ils ? Gommant, rectifiant, repassant plusieurs fois sur les traits puis recommençant tout depuis le début, elle mit environ deux fois plus de temps à dessiner qu’elle n’en avait mit à écrire son texte. Voilà qui était accompli ! Assez fière d’elle malgré tout, la jeune collégienne sourit largement en inscrivant son nom et sa classe sur le haut de la feuille, la posant ensuite sur e coin de son bureau en attendant que le professeur vienne la ramasser. Il le fit un moment plus tard, récupérant tout puis faisant de nouveau face à eux.

– A présent, je vais vous demander de vous mettre par groupes de deux ou trois. Vous allez, par groupes, choisir un des sept mercenaires du livre et, en écrivant de son point de vue, écrire la suite de la dernière scène du livre, lorsque chacun des mercenaires se retrouvent séparés dans le château royal, face aux soutiens du roi renversés. Vous êtes libres de la longueur, tâchez de faire preuve d'imagination, comme si vous écriviez vraiment le début du second tome de la Compagnie Noire. Allez-y !

Parfait, l’arrivée du second tome était une des choses que Lina attendait avec le plus d’impatience et avoir la possibilité d’en écrire le début en classe était un exercice qui lui plaisait beaucoup. Très excitée, elle se leva comme les autres dans le brouhaha général qui avait envahi la classe, entre les rires, les discussions dont la plupart n’avaient plus rien à voir avec l’exercice en cours, les bruits de bancs et de tables qu’on poussait au sol pour reformer de nouveaux espaces de travail. Lina chercha du regard des personnes avec qui elle n’avait pas l’habitude de travailler, histoire de changer un peu, se retrouvant finalement assise avec des lycéennes. Plongeant dans son sac, elle ressortit son roman et le feuilleta, vers la fin, pour trouver de l’inspiration, essayant de se mettre dans la peau de l’auteur, lorsqu’il était seul chez lui, avec ses personnages et sa bouteille d’encre, prêt à conter la suite des folles aventures des mercenaires.

– Vous avez déjà des idées ? J’imagine d’abord une sorte de course-poursuite épique, version médiévale, avec des passages secrets, des pièges, puis l’arrivée d’alliés inattendus, du genre un prisonnier ou un scientifique contraint d’aider le Roi et n’attendant qu’une occasion de s’en défaire.

Un truc qui pourrait sonner vraiment « médiéval », ou héroïque, elle ne savait pas trop, donnant deux ou trois autres pistes comme ça à la volée puis lançant un regard interrogateur aux filles, voulant savoir ce qu’elles en pensaient. Autour d’elles, les autres groupes de travail étaient aussi partis dans la récolte commune des idées pour le travail demandé, certains partant très loin dans le délire.

– Sinon on commence par un grand combat qui implique tout le monde ?
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Océane Kara
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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Dim 20 Nov - 18:48

Ce n’était pas un travail de très grande qualité, enfin, ça ira bien, tant pis si elle se prenait une vieille note pour cette fois. Dès qu’elle eut fini, Océane reposa sa tête entre ses bras contre son bureau puis somnola à moitié en attendant que tout le monde ait terminé. C’est bon, d’accord, elle ira peut-être à l’infirmerie à la pause du matin, si la fièvre ne passait pas. Elle avait rapidement avalé un des aspirines que sa mère lui avait donné ce matin, on verra bien si ça faisait un peu d’effet. Et si non, et bien, elle demandera à Genji de l’accompagner. Il y avait cours de quoi après, déjà ? Tâtonnant un peu, elle tira son emploi du temps de son agenda, sur le coin du bureau, pour y jeter un regard vitreux. Et oublia la minute d’après ce qu’elle avait lu. Bof, pas grave. Elle ne fit l’effort de se redresser vraiment que lorsque le professeur passa entre les mains pour venir récupérer les travaux qu’ils venaient de produire. Très bien, on souffle, on ignore le mal de tête, on se secoue un peu puis tout ira mieux ! Elle se tortilla pour mieux refermer sa veste d’uniforme et ajouter la veste qui attendait sur le dossier de sa chaise, ayant à la fois très froid et beaucoup trop chaud, tout à coup.

– A présent, je vais vous demander de vous mettre par groupes de deux ou trois. Vous allez, par groupes, choisir un des sept mercenaires du livre et, en écrivant de son point de vue, écrire la suite de la dernière scène du livre, lorsque chacun des mercenaires se retrouvent séparés dans le château royal, face aux soutiens du roi renversés. Vous êtes libres de la longueur, tâchez de faire preuve d'imagination, comme si vous écriviez vraiment le début du second tome de la Compagnie Noire. Allez-y !

L'imagination, hum... Voilà qui allait être difficile, pour cette heure, tant la jeune fille avait l'impression d'avoir un cerveau s'écoulant en guimauve par ses oreilles. Le bruit soudain dans la classe lorsque tout le monde se leva accentua son mal de crâne et elle grimaça, se levant en ronchonnant entre ses dents. Oui, quand elle était malade, elle avait un caractère de cochon, voilà, c'était dit. La classe fut assez vite bougée et remaniée pour former plusieurs îlots de travail, beaucoup étaient contents, visiblement, d'avoir autre chose qu'un cours classique où il fallait simplement écouter le professeur, prendre des notes et plancher sur des exercices. Au moins, avec ces cours-là, l'avantage était qu'on n'avait pas à trop se casser la tête si on était déjà fatigué de base... Elle se laissa tomber sur une chaise avec son groupe de travail, ses affaires sur les genoux, qu'elle finit par faire tomber par terre à ses pieds, ne gardant qu'une feuille et de quoi écrire. Elle était assise près de Lina qui feuilletait déjà le roman avec enthousiasme, contrastant furieusement avec la jeune Chinoise et son regard glauque. Cette fille faisait partie des personnes qui n'étaient jamais fatiguées et souriaient en permanence, une espèce devenue très rare.

– Vous avez déjà des idées ? J’imagine d’abord une sorte de course-poursuite épique, version médiévale, avec des passages secrets, des pièges, puis l’arrivée d’alliés inattendus, du genre un prisonnier ou un scientifique contraint d’aider le Roi et n’attendant qu’une occasion de s’en défaire.

Wow, comment on trouvait des idées aussi vite pour écrire la suite d'une histoire ? Océane lui lança un regard à la fois admiratif et perplexe, se savant elle-même incapable de faire ça. Bien qu'elle excelle en sport et ait un niveau moyen dans les matières théoriques, l'écriture et la littérature, ce n'était pas sa tasse de thé. Elle aimait bien lire les jours de pluie ou de très grand froid, cachée sous la couette de son lit, par contre, elle ne le fera pas s'il faisait assez bon pour sortir ou si elle avait plutôt la possibilité d'écouter une émission radio ou de jouer à quelque chose avec sa famille ou des amis. En Français, elle aimait encore moins étudier des poèmes que d'étudier des livres, même intéressants. La poésie lui passait complètement au-dessus de la tête, peu importe son auteur ou le pays d'origine, elle n'y entendait rien. Mordillant son crayon, elle jeta un regard à la quatrième de couverture du bouquin, se remémorant la fin avec une petite moue. Pas le genre non plus qu'elle aimait bien, elle était plus romans d'Histoire ou basé sur des faits réels. Les enquêtes policières aussi étaient assez sympas, surtout avec de bonnes intrigues qui ne se dénouaient qu'à la dernière page du bouquin.

– Sinon on commence par un grand combat qui implique tout le monde ?

– Directement ? Si les mercenaires sont tous séparés, ils ne vont pas pouvoir faire un grand combat. Ta première idée était meilleure, avec une course-poursuite, en impliquant les gardes du palais, etc. Un peu comme dans un film d'aventures que ai vu il n'y a pas longtemps, je ne sais plus son nom. Les héros devaient fuir d'un palais avec les gardes à leurs trousses et ils sont tombés dans un passage secret, dans les souterrains du palais.

Elle s'interrompit lorsqu'une longue quinte de toux la fit presque s'étrangler et remercia d'un geste un ami dans la classe qui lui lança une petite bouteille d'eau. Bientôt fini, on souffle. Océane reprit deux inspirations plus posées puis tâcha d'expliquer un peu le scénario de la course-poursuite, dans le film, en donnant deux ou trois idées pour l'adapter au contexte du livre. Il fallait y mettre du cœur, pas la peine de pénaliser tout le groupe pour ce travail-là, même malade.

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Adeline Brian
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MessageSujet: Re: [TP] Heroic-fantasy et rédaction   Jeu 29 Déc - 13:37

– A présent, je vais vous demander de vous mettre par groupes de deux ou trois. Vous allez, par groupes, choisir un des sept mercenaires du livre et, en écrivant de son point de vue, écrire la suite de la dernière scène du livre, lorsque chacun des mercenaires se retrouvent séparés dans le château royal, face aux soutiens du roi renversés. Vous êtes libres de la longueur, tâchez de faire preuve d'imagination, comme si vous écriviez vraiment le début du second tome de la Compagnie Noire. Allez-y !

Ce n’était pas évident de se mettre à la place d’un auteur, il en avait de bonnes ce prof. Adeline se leva dans la confusion générale qui avait envahi la classe en un instant, ses affaires dans les bras, puis se faufila entre deux groupes déjà formés en cherchant d’autres personnes qui n’avaient pas encore de partenaires d’exercice. Tombant d’abord sur Lina puis sur Océane, Adeline sourcilla un peu en voyant la tête que tirait leur amie, elle devait sûrement avoir pas mal de fièvre. Pourquoi n’allait-elle pas à l’infirmerie ? Ça ne lui servira pas à grand-chose d’attendre la fin du cours, elle n’était sûrement pas en état de suivre correctement, de toute façon. Tout le monde s’installa dans un bruit assez conséquent avant que le calme ne revienne un peu, sans doute au grand soulagement des classes voisines. Bon, très bien, alors… Adeline récupéra son propre exemplaire du roman et un crayon de bois dans son sac, souriant à Lina qui se lançait déjà. C’était bizarre de ne pas avoir de limite de lignes, pour une fois, ils ne pouvaient pas savoir ce que le prof jugera acceptable ou non, dans le travail rendu. Remarque, ça dépendait aussi de la qualité du travail.

– Vous avez déjà des idées ? J’imagine d’abord une sorte de course-poursuite épique, version médiévale, avec des passages secrets, des pièges, puis l’arrivée d’alliés inattendus, du genre un prisonnier ou un scientifique contraint d’aider le Roi et n’attendant qu’une occasion de s’en défaire.

C’était le refrain de beaucoup de romans de ce genre, cela dit, puisque ça marchait, pourquoi ne pas partir là-dessus ? Adeline prit déjà des notes des premières idées de leur collègue de travaux, jetant rapidement un regard aux autres groupes pour voir s’ils s’étaient aussi lancés ou s’ils ne se concentraient pas. A l’autre bout de la classe, Valentin lui rendit un bref sourire avec un signe de main, indiquant en même temps deux de ses camarades de groupes occupés à jouer à pierre, papier, feuille, ciseaux. Voilà qui allait beaucoup l’aider, en effet, heureusement que le prof s’en était aussi rendu compte et filait tout droit sur eux. Quel sérieux, franchement. Il vaudrait mieux ne pas oser faire ça dans certains autres cours, comme en maths, sous peine de se faire allumer comme il faut te de récolter une retenue dans la foulée, en plus d’une bonne engueulade. En Français, ça allait, les engueulades n’étaient jamais trop méchantes. Les deux idiots se remirent au travail, comme tout le monde, avoir un cours comme ça changeait agréablement de ceux où ils devaient se contenter de rester assis et prendre des notes en écoutant leur professeur.

– Sinon on commence par un grand combat qui implique tout le monde ?

– Directement ? Si les mercenaires sont tous séparés, ils ne vont pas pouvoir faire un grand combat. Ta première idée était meilleure, avec une course-poursuite, en impliquant les gardes du palais, etc. Un peu comme dans un film d'aventures que j’ai vu il n'y a pas longtemps, je ne sais plus son nom. Les héros devaient fuir d'un palais avec les gardes à leurs trousses et ils sont tombés dans un passage secret, dans les souterrains du palais.

Adeline allait faire un geste pour approuver l’idée, s’arrêtant en voyant Océane s’étrangler à moitié en toussant, ne se reprenant qu’en buvant un peu d’eau qu’un ami lui passa. Elle était sûre de pouvoir tenir jusqu’à la fin de l’heure, sûre et certaine ? Adeline n’était franchement pas convaincu, sur ce coup-là… Leur amie reprit son souffle puis se lança dans une explication résumée du film en précisant quelles idées pourraient coller aux besoins de leur travail d’écriture. Elles prirent des notes à mesure pour ne rien oublier, à présent plus concentrées sur leur travail. Toute la classe avait fini par se calmer et chaque groupe avait au moins un élève le nez dans l’encre, occupé à tout retranscrire. La lycéenne fit signe qu’elle se chargeait des notes, comme elle était capable d’écrire très vite et lisiblement, à force d’habitude et d’entraînement, surtout. Lorsqu’on ne parle pas, on écrit, et on apprend comme ça à le faire plus vite et mieux. Une fois la phase prise de notes et idées réalisée, Adeline s’occupa de tout retranscrire, avec l’aide des deux filles, sur une nouvelle feuille, propre et vierge, en commençant par annoter leurs noms en haut à gauche. Si ça comptait pour les notes de fin de semestre, pas le moment de se planter, ils en auront besoin pour valider leur année.

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