1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Retrouvailles et explications

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Adrien de Sora
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Âge RPG : 35 ans

MessageSujet: Retrouvailles et explications   Sam 9 Juil - 16:21

La lettre était arrivée très tôt, la veille, et Adrien avait aussitôt été demander s'il était possible de prendre sa journée. La demande avait sans dû paraître très bizarre et arriver comme un cheveu sous la soupe, c'est vrai. Cela dit, voilà bien longtemps qu'il n'avait plus pris de jours ainsi et c'était assez exceptionnel. Installé chez lui, Maxime jouant à attraper ses pieds dans son couffin, Adrien attendait, de plus en plus stressé et nerveux. Il ne comprenait pas, à vrai dire. On l'avait appelé hier après-midi pour lui donner plus de détails et de précisions, lui racontant ce qui s'était produit. Son interlocuteur lui avait dit d'un très joyeux et enthousiaste qu'il était le président de l'association qui avait lutté pour faire sortir Sarah de prison et lui payer un bon avocat, étant donné qu'ils jugeaient "injuste" qu'elle paye pour avoir voulu freiner "la psychopathe aux pouvoirs redoutables de cette école de fou". Ils avaient eu la chance de tomber sur un juge compréhensif et très anti-dons qui avait réexaminé le dossier de Sarah et l'avait fait libérer. Elle revenait au village, ayant, selon sa lettre, plus que hâte de retrouver leur fils ainsi que lui-même.

Adrien s'assit près de la fenêtre grande ouverte, donnant sur la rue, observant les personnes allant et venant et les mères avec de tous jeunes enfants se rendre au parc, juste à côté. Il ne savait plus quoi penser. Il avait songé très sérieusement à divorcer pour de bon, puis il avait réfléchi. Dans sa lettre, Sarah affirmait qu'elle avait changé, que la naissance de son fils lui avait ouvert les yeux sur bien des choses et qu'elle ne pouvait tolérer de rester loin de lui et de le priver de sa mère. Elle avait pu recevoir beaucoup de soutien et d'aide, l'association lui avait rendu de nombreuses visites et elle avait pu parler à de nombreuses personnes. Elle s'était rétablie. Et l'infirmier était perdue. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il lui avait pris, avait eu son geste en horreur, s'était senti trahi et blessé... Pourtant, au fond de lui, il l'aimait toujours. Elle avait été une grande amie, puis une fiancée souriante et adorable. Elle l'avait compris, soutenu, encouragé. Il serait injuste de ne pas lui pardonner alors qu'elle-même avait toujours réussi à passer au-dessus des vices le rongeant et l'avait aidé, encore et toujours.

Tous deux avaient dû accomplir de gros efforts pour se reprendre et avancer, reconstruire leurs vies. S'attarder sur le passé maintenant alors que tant d'efforts restaient à faire serait idiot et cruel. Il attendit en silence, vérifiant de temps à autre que Maxime n'ait besoin de rien, le faisant boire comme il faisait chaud et lourd, ce matin, un orage couvait. Neuf heures sonnèrent, puis dix heures. Il attendait toujours en silence, sur sa chaise, regardant au-dehors en bougeant à peine. Il était presque onze heures lorsqu'il la vit enfin, avançant dans la rue, vêtue d'un chemisier et d'une longue jupe grise, marchant en portant un sac sur le dos et un autre à la main. Adrien se leva d'un bond pour aller ouvrir la porte lorsqu'elle, le cœur battant à vive allure. Elle laissa retomber tous les sacs par terre dans le hall d'entrée et il la serra avec force dans ses bras, fondant en larmes sans crier gare. Il la retrouvait enfin ! Après tout ce temps, toutes ces semaines... Il voulait croire qu'elle avait changé, qu'elle était bien là à nouveau, avec lui, que tout ce cauchemar était bien terminé.

– Sarah... balbutia-t-il. Ma Sarah... Tu es revenue... Comment vas-tu ? Tu te sens bien ? Tu as faim ou soif ? Tu as besoin de te reposer ?

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et explications   Mer 13 Juil - 15:53

Jamais Sarah n'oubliera l'aide de tous les membres de l'association, ce qu'elle affirma d'une voix émue à Sophie en levant la tête vers elle, souriante et les larmes aux yeux. Elles se trouvaient chez elle, dans un village non loin de la capitale, où Sarah avait passé la nuit, après sa sortie définitive de prison. Sophie lui rendit son sourire, lui assurant qu'elle pourra toujours venir lui rendre visite dès qu'elle le voudra. Elle venait de l'aider à se coiffer et se maquiller, pour lui "redonner meilleure mine", lui ayant même acheté quelques vêtements. Sarah lui en était plus que reconnaissante, à elle et à tous ceux qui l'avaient aidée, soutenue, accompagnée, durant ces quelques mois bien sombres. Sophie, surtout. Elle était assez âgée, maintenant, ayant un air de douce grand-mère bienveillante, toujours très calme et aimant s'occuper des autres. Sarah se leva, la remerciant à nouveau en souriant au miroir. Elle se sentait enfin belle et désirable, enfin femme, après ces semaines de prison. Sophie vint la serrer longuement dans ses bras en lui faisant promettre de lui écrire et de lui envoyer des photos de son fils, le petit Maxime. La jeune femme brûlait d'envie de le revoir et le serrer dans ses bras, il lui manquait tant ! Elle pleurait de bonheur à l'idée de pouvoir retourner près de cet enfant, être la mère dont il avait tant besoin.

Sophie l'accompagna jusqu'au train, continuant de lui faire des signes d'au-revoir depuis le quai jusqu'à n'être qu'un petit point à l'horizon. Sarah s'était penchée à la fenêtre, tendant le bras en geste d'au-revoir, se rasseyant ensuite sur la banquette avec un faible sourire. Enfin elle allait revoir son mari et son fils ! Confortablement installée, elle se remit un peu de rouge à lèvres, regardant dans le miroir de poche de son sac à main, puis observa le paysage, durant le trajet. Elle avait quelques projets, lui trottant en tête, depuis quelques temps. Rester femme au foyer pouvait être agréable, selon certaines situations, néanmoins, rien ne valait de pouvoir sortir et travailler, rencontrer de nouvelles personnes et être au contact des enfants. Elle somnola un peu durant le trajet, jusqu'à l'arrivée à Gray. Sortant avec ses sacs, elle partit dans le village, ses talons légers claquant sur les pavés de pierre, marchant droite et la tête haute. Adrien l'attendait, elle le savait, lui et leur fils étaient à la maison. Elle marcha un peu plus vite, arrivant à l petite rue où ils avaient acquis leur maison, une petite propriété, à l'ombre de grands arbres et d'un beau jardin entourant la maison. Souriante, elle rentra chez elle, laissant tomber à temps ses sacs avant que son mari ne bondisse et ne la serre contre lui, pleurant même.

Adrien – Sarah... balbutia-t-il. Ma Sarah... Tu es revenue... Comment vas-tu ? Tu te sens bien ? Tu as faim ou soif ? Tu as besoin de te reposer ?

Sarah – Je me sens très bien, merci, souffla-t-elle en le serrant contre elle à son tour, les yeux fermés. J'avais tellement hâte de vous revoir, toi et notre bébé.

Ils se câlinèrent longuement avant que la jeune femme ne se ressaisisse, allant ensuite jusqu'au berceau de son fils. Elle le souleva avec une très grande douceur, le cœur débordant d'amour, le calant contre elle avant de le bercer. Adrien vint la rejoindre, l'entourant d'un bras. Elle lui sourit puis reporta le regard sur son petit garçon, le berçant doucement contre elle. Maman est là, mon bébé, mon tout petit bébé. Elle l'embrassa sur le front en lui répétant que maman était là, tout allait bien. Il lui avait cruellement manqué. Elle le garda longuement contre elle, émue en sentant son petit corps chaud contre le sien, avant de le reposer, endormi dans son berceau. Elle avait retrouvé son mari et son fils, elle était chez elle, libre, que pourrait-il arriver de mieux ? Se retournant, Sarah, se blottit à nouveau contre son mari, laissant échapper un long soupir de contentement. Il avait pris sa journée pour elle, donc ? Tant mieux, elle ne voulait pas repenser à cette effroyable école, elle avait déjà donné. Aujourd'hui, ils pourront profiter d'être seulement eux deux. Elle avait tout à coup envie de beaucoup de choses, voulant ranger ses affaires, fleurir la maison, déjeuner avec son mari, préparer des biberons pour Maxime, aller se promener avec lui, en bref, vivre pleinement et librement.

Sarah – J'ai bien envie de fleurir cette maison, ça manque de gaieté, dit-elle en se redressant, regardant partout autour d'elle. Il faut aussi faire des courses et préparer quelque chose pour ce midi ! Où as-tu rangé le landau de notre bébé ?

Son mari lui indiqua le placard près de l'entrée, où il avait plié la poussette. Elle alla la chercher, la dépoussiérant un peu et la préparant, avant de coucher son fils dedans. Elle embrassa à nouveau Adrien, prit son sac à main, la poussette et ressortit, profitant du soleil. La vie, voilà ce que c'était, la vie véritable ! Elle marcha sans se presser en poussant le landau, regardant parfois son fils dormir, sa petite main serrée sur sa peluche. Elle arrivait sur la place du village lorsqu'un de ses anciens collègues, le brun décoiffé qui avait été amoureux de la dirlo, sortit de la boulangerie, écarquilla les yeux en la voyant puis se cogna brutalement contre le réverbère devant lui. Elle leva les yeux au ciel en poursuivant son chemin, sans faire de commentaires. D'abord, des fleurs, elle les posera sur la toile tiré sous le landau, entre les roues, le temps du trajet. Cherchant un fleuriste, elle en trouva un de l'autre côté de la place, y entrant en faisant tinter une petite clochette. Elle promena le regard sur les bouquets, fleurs et plantes présentés, arrêtant le landau à l'écart, près de la caisse, le temps de faire son choix. Le vendeur était en fait une vendeuse, une toute jeune femme plus jeune qu'elle et blonde comme les blés.

Sarah – Bonjour, sourit Sarah en replaçant sa mèche derrière son oreille. Je recherche quelques compositions, des fleurs colorées, pour décorer, chez moi. Qu'avez-vous, qui tienne plutôt bien ?
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Solène Nakajima
Fleuriste
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MessageSujet: Re: Retrouvailles et explications   Jeu 14 Juil - 19:31

Le travail aidait vraiment à vous changer les idées, c’est vrai, voilà pourquoi Solène s’obligeait à se lever, en ce moment, pour s’occuper de sa boutique et continuer à vivre, malgré tout ce qui pouvait arriver en ce moment. Le soleil entrait peu dans la boutique à cette heure, sauf près des larges fenêtres, donnant sur les fleurs. Vêtue d’un long chemisier blanc aux manches retroussées, d’une jupe bleue marine et de de souliers noirs, avec un tablier cousu du nom de sa boutique, Solène avait attaché ses cheveux en un chignon assez mâche, pour ne pas être gênée dans son travail. Garder le sourire devenait compliqué, ces derniers temps, bien qu’elle s’efforce toujours de faire bonne figure et de vivre comme si de rien n’était, afin de ne pas inquiéter ses amis ou sa famille. Elle posa une main sur on ventre gonflée, se sentant de plus en plus lourde à mesure que les mois passaient. Elle entrait bientôt dans son cinquième mois de grossesse et avait l’impression d’avoir déjà pris plus de vingt kilos en l’espace d’un seul mois. Son médecin lui avait conseillé de commencer dès maintenant à se préparer à l’accouchement, lui donnant de nombreux exercices pour respirer et décontracter les muscles.

Debout dans l’arrière-boutique, près d’un des comptoirs, elle était occupée à trier et assembler des fleurs pour une composition qu’une vieille dame du village lui avait commandé. Elle se servait parfois de son don pour rafraîchir les plantes mais préférait surtout laisser la nature faire son travail. Avant de partir au travail, Solène s’était rendue à l’hôpital pour faire une visite à Kimmitsu. Il se sentait mieux, maintenant… Elle avait cru mourir de peur en apprenant qu’il avait été empoisonné, un incident qui avait bien failli avoir raison de ses nerfs. La jeune femme ne s’était retenue de crier, pleurer ou faire une crise de nerfs qu’à très grande-peine, s’aidant pour cela de ce qu’elle avait pu observer chez sa grande sœur pour garder son sang-froid dans les situations délicates. Mine de rien, certaines astuces étaient très efficaces et vous permettait de conserver la tête froide. Enfin, ce n’était efficace qu’un temps, chez Solène, elle n’avait pas la même expérience des drames que sa sœur aînée et pas non plus la même force mentale. Coupant des épines avec un un petit sécateur, Solène entendit tout à coup la clochette d’entrée, reposant ce qu’elle tenait et s’essuyant les mains, allant accueillir sa cliente. C’était une jeune mère, avec son enfant dans son landau, qu’elle n’avait encore jamais vu au village. Nouvelle arrivée, peut-être, beaucoup de familles s’étaient installées.

– Bonjour, sourit Sarah en replaçant sa mèche derrière son oreille. Je recherche quelques compositions, des fleurs colorées, pour décorer, chez moi. Qu'avez-vous, qui tienne plutôt bien ?

– Plusieurs sortes, sourit Solène à son tour en la guidant dans le magasin. On peut utiliser de nombreuses fleurs pour les compositions, ensuite, tout dépend de l’endroit où vous souhaitez les placer. Pour les cuisines et les salons, je peux vous proposer des bouquets avec des mélanges de lavatère, d’ancolie et de sauge. Ces fleurs ont peu de feuilles et donnent des touches colorées très agréables. Elles ont besoin d’être arrosées une à deux fois par semaine, suivant la chaleur. Sinon, j’ai plusieurs assortiments de roses, qui sont également résistantes.

La future mère lui montrait à mesure les plantes dont elle lui parlait, soulevant parfois quelques unes pour les faire admirer de plus près. Le parterre intérieur de roses était particulièrement odorant, embaumant une large partie de la boutique, dans un parfum qui pouvait devenir entêtant lorsqu’il faisait trop chaud au-dehors et qu’on manquait d’air frais. Solène l’emmena ensuite un peu plus loin, lui présentant d’autres variétés, comme les valérianes, les fushias ou les lis perpétuels.

– Les iris de Sibérie s’accordent bien en bouquet, les couleurs sont très variées. Il y a également les géraniums, plus classiques. Il faut y faire attention en hiver mais ce ne sont pas des fleurs qui ont besoin de beaucoup de soins. Voulez-vous des compositions prêtes ou des fleurs en vrac que vous arrangerez à votre guise ? Selon l’intérieur de votre maison, il faut harmoniser les couleurs. Les intérieurs bois se prêtent bien aux plus grosses compositions.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles et explications   Sam 30 Juil - 18:26

Fleuriste – Plusieurs sortes. On peut utiliser de nombreuses fleurs pour les compositions, ensuite, tout dépend de l’endroit où vous souhaitez les placer. Pour les cuisines et les salons, je peux vous proposer des bouquets avec des mélanges de lavatère, d’ancolie et de sauge. Ces fleurs ont peu de feuilles et donnent des touches colorées très agréables. Elles ont besoin d’être arrosées une à deux fois par semaine, suivant la chaleur. Sinon, j’ai plusieurs assortiments de roses, qui sont également résistantes.

Des fleurs d'ancolie, bonne idée, Sarah avait toujours beaucoup aimé cette sorte et elle ne nécessitait que peu de soins pour rester belles. Elle suivit dans la boutique en regardant les différentes variétés, toujours plus contente en voyant cet étalage de couleurs diverses, de formes et d'odeurs, ça vous mettait du baume au cœur. Les roses étaient très belles, cela dit, n'était-ce pas un peu classique dans une maison ? Sarah préférait les réserver aux fêtes u à d'autres occasions, même si elle ne disait pas non à un petit parterre dans le jardin. Elle verrait bien une petite composition dans la cuisine, avec des lis, de l'ancolie et un peu de sauge, puis des bouquets plus simples dans le salon, par exemple. Sarah aimait aussi les fleurs de valériane, par contre, leur odeur était vite entêtante dans une pièce fermée. Un bouquet tout simple de fushias et de quelques roses ferait déjà mieux l'affaire ! Sinon, voyons voir... Elle pourrait planter des lis dans le jardin, non loin du petit potager qu'elle avait également l'intention de planter. Des projets lui venaient toujours en tête, elle tenait à profiter de la vie, et surtout une vie saine, à la campagne, même en étant aussi proche de cette école effroyable. Son bébé devait bien grandir et être en bonne santé ! Il était si petit, il prendra des forces d'abord avec du lait puis des légumes du jardin et de saison, de la viande locale et saine, elle l'accompagnera au parc pour qu'il joue avec d'autres enfants et peut-être aura-t-il plus tard un petit frère ou une petite sœur. Ce serait formidable.

Fleuriste – Les iris de Sibérie s’accordent bien en bouquet, les couleurs sont très variées. Il y a également les géraniums, plus classiques. Il faut y faire attention en hiver mais ce ne sont pas des fleurs qui ont besoin de beaucoup de soins. Voulez-vous des compositions prêtes ou des fleurs en vrac que vous arrangerez à votre guise ? Selon l’intérieur de votre maison, il faut harmoniser les couleurs. Les intérieurs bois se prêtent bien aux plus grosses compositions.

Sarah – Je vais vous commander deux gros bouquets et des plus petits, et je vais également vous prendre des paquets de graines et un peu d'engrais, s'il vous plaît.

Revenant près du comptoir, elle attendit que la jeune femme récupère son cahier de commandes et un crayon avant de lui décrire ce qu'elle voulait exactement, s'étant fait une idée un peu plus précise grâce à ce qu'on venait de lui montrer. Il y avait pas mal de choses ici malgré la taille de la boutique, c'était bien. Une fois que Sarah eut terminé de commander, elle paya ses achats puis rangea le tout sous le landau, remerciant la jeune fleuriste avant de quitter le magasin. Maxime s'était réveillé et jouait à attraper ses pieds, arrachant un sourire attendri à la jeune mère. C'était pour lui qu'il fallait sourire, pour cet enfant, elle l'aimait tant. Reportant le regard sur le trajet, elle passa à la boulangerie puis acheta de la viande pour le midi, avec deux paquets de pâtes, comme elle ignorait si Adrien avait mis des légumes frais à a maison. Elle se chargera des grosses courses plus tard, il n'avait pas à s'en faire, elle était de retour et pourra l'aider à s'occuper de la maison et de leur fils. En rentrant, elle s'occupa d'abord d'installer Maxime à l'aise puis rangea ce qu'elle avait acheté, volant un rapide baiser à Adrien au passage.

Sarah – L'association qui m'a soutenue m'a aidé à trouver un travail à l'école primaire du village, annonça-t-elle en enfilant un tablier pour faire la cuisine. Je pourrai commencer à partir du mois prochain, je vais remplacer une institutrice qui part à la retraite. Tu as faim ? Ce sera prêt dans un peu de temps.
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Adrien de Sora
Infirmier
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Âge RPG : 35 ans

MessageSujet: Re: Retrouvailles et explications   Mer 17 Aoû - 17:59

– Je me sens très bien, merci, souffla-t-elle en le serrant contre elle à son tour, les yeux fermés. J'avais tellement hâte de vous revoir, toi et notre bébé.

Adrien resserra un peu son étreinte sur elle, le cœur battant à très vive allure. Tout le monde pouvait changer, tout le monde, lui, elle, tout le monde. Ils allaient pouvoir reprendre leur vie comme si aucune horreur ne l’avait jamais bouleversé, il avait confiance en elle. Ils restèrent assez longtemps dans les bras l’un de l’autre avant de revenir à la réalité et s’occuper un peu de ce qui se passait autour d’eux. Il sourit tendrement en regardant Sarah filer prendre son fils dans ses bras et le bercer contre elle, le regard débordant d’amour. C’était une scène magnifique, une jeune mère berçant son fils. Il les observa tous les deux assez longtemps avant qu’elle ne revienne se blottir dans ses bras. L’infirmier ferma les yeux en la serrant contre lui, sans parler tout de suite, profitant simplement de l’instant présent. Maintenant qu’elles étaient revenue, tous deux allaient s’efforcer de rendre leur vie plus stable, repartir sur des bases sûres et solides, tous les deux.

– J'ai bien envie de fleurir cette maison, ça manque de gaieté, dit-elle en se redressant, regardant partout autour d'elle. Il faut aussi faire des courses et préparer quelque chose pour ce midi ! Où as-tu rangé le landau de notre bébé ?

Près de l’entrée, dans le placard à côté du porte-manteau, ce qu’il lui indiqua avec un sourire détendu. Pendant qu’elle se préparait et couchait leur bébé dans le lmandeau, il repoussa les quelques sacs restant dans l’entrée, embrassant longuement sa femme avant qu’elle ne parte. Se penchant, il ramassa ce qui traînait puis porta le tout dans leur chambre, commençant à ranger rapidement. Il mit les vêtements à laver et posa dans un coin les quelques objets qu’avait rapporté Sarah en attendant de savoir ce qu’elle voulait en faire, si elle comptait les jeter ou les garder. Les bras chargés de linge, il mit d’abord tout à tremper avec un de produit et de lessive, qui sentait la lavande. Il revint ensuite dans la cuisine pour préparer des assiettes, verres et couverts, remettant de l’eau au frais et préparant un petit panier avec quelques fruits achetés la veille pour le dessert. Lorsque Sarah revint, elle déposa les courses puis s’occupa de Maxime, le recouchant dans son berceau. Il l’aida à tout ranger, mettant la viande au réfrigérateur. Il était tant habitué depuis des mois à uen vie plus agitée et stressante que des scènes aussi ordinaires de la vie apparaissaient tout à coup comme irréelles à leur tour.

– L'association qui m'a soutenue m'a aidé à trouver un travail à l'école primaire du village, annonça-t-elle en enfilant un tablier pour faire la cuisine. Je pourrai commencer à partir du mois prochain, je vais remplacer une institutrice qui part à la retraite. Tu as faim ? Ce sera prêt dans un peu de temps.

– Faim… Oui, un peu.

Il avait surtout faim d’autre chose, en cet instant précis, surtout lorsque son regard glissa sur la silhouette de sa femme, bien fine malgré son accouchement récent. S’approchant d’elle, il l’attrapa par la teille avant qu’elle n’entre dans la cuisine, la retournant vers lui et l’embrassant à pleine bouche en la tenant par la taille. L’heure suivante se passa dans le couloir de la maison, sans trop de bruit mais avec un certaine passion, où ils finirent par terre sur le tapis, à moitié déshabillés et très essoufflés. L’infirmier était fatigué et bien remué, n’ayant plus fait l’amour comme ça depuis ses vingt ans. Il se rhabilla avec sa femme, les cheveux en bataille, assis par terre. Ce n’était pas très convenable, même s’ils étaient chez eux, on ne fait pas l’amour comme contre un mur puis par terre sur le tapis. Il tendit la main à Sarah pour l’aider à se relever, allant enfin dans la cuisine pour l’aider à préparer quelque chose à manger. Maintenant qu’elle était là, avec leur bébé, ils allaient retrouver tous les trois une vie saine.

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