1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Entre dirigeants d'école

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Magister
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MessageSujet: Entre dirigeants d'école   Jeu 7 Juil - 16:56

PNJ Chlodwig Klein

Le voyage lui avait semblé moins long qu’il ne l’avait escompté. Installé dans le train, jambes croisés et journal en main, Chlodwig releva le nez des dernières informations en entendant une voix féminine et assez aigu annoncer dans le haut parleur qu’ils arriveront bientôt à Besançon. Le jeune directeur avait ensuite une correspondance pour Gray, ayant déjà changé une fois de train à la capitale Autrichienne puis à Zurich, en Suisse, avant de finalement arriver en France. Il consulta sa montre puis se replongea dans son journal. C’était la première fois de son existence qu’il se rendait dans ce pays, le voyage promettait d’être intéressant… D’autant plus qu’à sa grande horreur, il lui était devenu impossible de voyager incognito, l’affaire de l’école qu’il avait ouverte avait bien plus secoué l’Autriche et l’Europe toute entière qu’il ne l’aurait imaginé. Trente minutes plus tard, le haut-parleur grésilla à nouveau et la voix féminine annonça qu’ils entraient en gare de Besançon. Chlodwig rangea ses affaires dans sa sacoche et mit sa veste sur son épaule avant de quitter le train et de se faufiler dans la gare au milieu des autres passagers.

Même s’il n’y avait pas foule, c’était d’ores et déjà suffisant pour éviter les deux journalistes qui l’avaient suivi jusqu’ici depuis l’Autriche. Chlodwig parvint à les semer en allant au petit train devant le mener à Gray, grimpant à l’intérieur avec soulagement. Il s'installa dans un siège un peu usé près de la fenêtre, observant ensuite le paysage se dessiner lorsque le train démarra. Il était parti la veille au soir et devrait arriver vers dix heures à Gray. Même s'il ne pouvait que très peu dormir, cela ne le gênait pas, il aimait voyager de nuit, c'était plus reposant. Il somnola durant une grande partie du trajet, se secouant ensuite en arrivant au village. C'était plutôt charmant, ici, le style des maisons lui rappelait un peu celui de sa ville natale. Descendant sur la gare, il demanda poliment son chemin à un passant, parlant un bon Français mêlé d'un très fort accent Autrichien. L'homme eut un drôle de regard en l'entendant demander la direction de l'école puis lui indiqua assez vite avant de s'éclipser. Nerveux, les Français. Il fila à bon rythme sur le bord du chemin, regardant l'école se montrant peu à peu.

Arrivé au portail, il montra son laisser-passer et la lettre d'invitation échangée avec la jeune femme dirigeant le pensionnat. On le fit entrer et il s'avança dans le parc, arrivant au niveau des bâtiments au moment où la cloche de la pause du matin résonna. A l'accueil, il fit savoir son arrivée, à une dame âgée et revêche sentant vaguement le chou. En attendant qu'on prévienne son homologue, il observa le hall avec curiosité, souriant aux enfants qui dévalaient les escaliers pour s'installer dans le hall ou dehors. Certains s'arrêtèrent nets en lui jetant des regards presque ébahis. Oh... On dirait que la nouvelle de l'ouverture de son école avait fait des vagues, ici aussi, ce n'était out de même pas paru dans les journaux de chaque pays ? Si ? Il garda tout de même un air détendu, ne prenant pas en compte les regards en coin. Lorsque son homologue arriva, il la salua d'une voix assurée et lui serra la main, la remerciant de le recevoir. Il lui trouvait les traits tirés et assez sombres, peu en forme. Grimpant avec elle les escaliers, il la suivit jusqu'à la salle des professeurs, sans cesser d'observer les lieux avec attention.

– Bonjour mesdames et messieurs, dit-il en entrant dans la salle, tâchant de prononcer dans un Français correct et compréhensible.

Il comprenait bien la langue, l'exercice devenait simplement un peu plus ardu lorsqu'il fallait la parler. Posant sa sacoche, il fit le tour de la salle pour serrer la main de tout le monde correctement, restant poli. La plupart des professeurs lui lancèrent des regards étonnés, perplexes ou méfiants. La directrice lui tendit une tasse de café et il la remercia d'un sourire, rajoutant un demi-sucre dedans. Un des professeurs se rapprocha tout à coup et lui demanda si c'était bien lui, le directeur de la nouvelle école qui allait ouvrir en Autriche en 1932. Il confirma, serrant la tasse entre ses mains.

– En effet, sourit-il. Nous ouvrir allons en... - il s'interrompit pour chercher le mot en Français puis reprit - janvier 1932. Kreuzenstein est un beau endroit pour accueillir des enfants. Et nous avons pu avoir sept professeurs pour les cours, le début.

Il s'appuya un peu contre le meuble derrière lui et but une gorgée de café, parfaitement à l'aise et détendu. Les obstacles pour parvenir à ouvrir l'école avaient été très ardus à surmonter et la suite promettait d'être bien plus difficile. Malgré tout, Chlodwig était parfaitement heureux de pouvoir enfin concrétiser ce projet. Avec ses collègues, ils assureront la première ouverture et le suivi des enfants, cette première petite génération d'élèves. Ils feront en sorte que tout se passe au mieux possible et que cette nouvelle école tienne, quoi qu'il arrive.

– Vous venir toujours visiter ? demanda-t-il ensuite à sa collègue Française. Il y a déjà des enfants là, car ils ne sont pas sécurisés dans leurs familles. Le gouvernement à décourager cherche, les familles aussi ont peur.

– Bien sûr, je viendrai.

Chlodwig sourit à nouveau, absolument insensible à l'ambiance peu apaisée dans cette pièce. S'il fallait s'arrêter à tout ce que les gens pensaient de vous, plus personne en pourrait avancer. Les ragots ne l'atteignaient pas une seule seconde.

– Le pensionnat Baadaye au Brésil nous a accepté pour des échanges d'étudiants pour un mois ou deux, indiqua-t-il. Ils ont plus de mille enfants, j'ai trouve ça impressionnant. Pensez-vous que des échanges avec ce école seront possibles ? Mon pays et la vôtre ne sommes pas loin.

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Entre dirigeants d'école   Sam 9 Juil - 22:50

La livraison des fournitures scolaires avait pris du retard, dans la région, avec les grèves qui s’étaient déroulées aux manufactures. Gabriella coinça le téléphone entre son oreille et son épaule pour avoir les mains libre et pouvoir consulter son agenda, notant les dates disponibles pour la prochaine livraison. L’école primaire du village avait elle eu un peu de mal, ces deux dernière semaines, leur département était bien affecté. Le commercial qu’elle avait au téléphone était lui aussi affairé, tournant des pages de ce qui devait être un cahier de commande en marmonnant à voix haute les créneaux qui lui restait. Gaby reprit son stylo pour inscrire la date dans son agenda, raccrochant ensuite. Voilà, au moins une affaire de réglé, ensuite… Un petit papier posé sur le coin de son bureau lui rappela son rendez-vous, qui allait bientôt arriver. C’est vrai qu’il y avait cela, elle ne pouvait pas décaler, son invité arrivait de loin. Dans d’autres circonstances, elle aurait tout simplement annulé, avec l’empoisonnement de Kimmitsu et tout le reste… L’année débutait formidablement bien ! Si ça continuait ainsi, il faudra aussi qu’elle annule ses projets pour Noël et le Nouvel An. Heureusement que l’ancien directeur était revenu pour aider, il avait pris en charge ses classes et tous ses cours.

Gabriella se plongea dans le dossier suivant l’heure qui suivit, tâchant de travailler vite et de ne pas perdre de temps. Son bureau était de nouveau encombré de classeurs, de livres, de cahiers, de dossiers en tous genres et de fournitures de bureau. L’heure de la récréation du matin venait tout juste de sonner lorsque la secrétaire de l’école vint frapper à sa porte, l’informant que son rendez-vous était arrivé. Ah, très bien. Reposant son stylo contre la bouteille d’encre, Gabriella s’étira un peu puis quitta son bureau, descendant à l’accueil. Le directeur Autrichien la salua avec un grand sourire en la voyant, lui serrant la main. Il semblait en forme pour quelqu’un qui sortait d’un aussi long trajet en train. Elle lui rendit son salut, l’invitant à la suivre et répondant que c’était naturel, lorsqu’il la remercia de le recevoir. Un homme capable de passer outre la peur et de former des enfants à leur don, c’était certain qu’elle n’allait pas le jeter à la porte. Elle el guida jusqu’à la salle des professeurs, tenant un bout de sa jupe pour ne pas l’avoir dans les pieds en grimpant les escaliers. La plupart des professeurs étaient déjà là, lorsqu’ils entrèrent, à bavarder, se reposer ou boire quelque chose.

– Bonjour mesdames et messieurs, dit-il en entrant dans la salle, tâchant de prononcer dans un Français correct et compréhensible.

S’il arrivait à rester détendu dans une ambiance pareil, chapeau bas. Il fit même le tour de la salle pour serrer la main de tout le monde, sans prendre en compte les regards parfis blessants ou distant qu’on pouvait lui jeter. Enfin… Elle remplit plutôt deux tasses de café et lui entendit une lorsqu’il revint, gardant sa propre tasse en main pour se réchauffer un peu. Cette ambiance était lassante mais habituelle, autant ne pas y prêter attention. Un de ses collègues s’avança tout à coup, au milieu du silence presque religieux qui était tombé sur la salle, demandant si leur hôte était bien le directeur de l’école qui allait ouvrir en Autriche. Monsieur Klein confirma aussitôt, toujours sans paraître se formaliser le moins du monde des regards pesant sur lui. Déjà habitué ? Ce n’était pas mal, se faire aux ragots et aux regards ne coin n’était pas spécialement facile. Puis on s’y habituait, on apprenait à ne plus y prêter garde.

– En effet, sourit-il. Nous ouvrir allons en... - il s'interrompit pour chercher le mot en Français puis reprit - janvier 1932. Kreuzenstein est un beau endroit pour accueillir des enfants. Et nous avons pu avoir sept professeurs pour les cours, le début.

Alors qu’ici, cinq enseignants avaient démissionné dès le début de cette année. Trop peureux pour continuer à assurer un avenir à des enfants dont beaucoup étaient en perte totale de repères. Gaby eut un sourire un peu grinçant, dissimulant mal son exaspération. Il fallait croire que le courage était une notion qui se perdait. Frédéric devait songer la même chose, son regard était parlant. Elle but un peu du contenu de sa tasse, songeant à Kimmitsu qui était encore coincé à l’hôpital. Il est vrai que faire front pouvait vous conduire très loin, le danger n’était pas des moindres. Tout le monde n’avait pas non plus le même courage ni la même volonté d’agir.

– Vous venir toujours visiter ? demanda-t-il ensuite à sa collègue Française. Il y a déjà des enfants là, car ils ne sont pas sécurisés dans leurs familles. Le gouvernement à décourager cherche, les familles aussi ont peur.

– Bien sûr, je viendrai.

S’il y avait déjà des attaques et des pressions, il ne faudra qu’une poignée de jours, après la première rentrée, pour que tout ne s’enflamme, comme cela avait le cas au pensionnat. Gabriella baissa un instant le regard sur sa tasse, pensive. Elle se demandait si la personne qui avait empoisonné Kimmitsu avait réellement voulu le tuer ou avait « simplement » voulu l’intimider pour qu’il parte. Ils ne savaient toujours pas qui avait pu empoisonner cette gourde et comment. Selon gaby, çe ne pouvait être qu’une personne du pensionnat ou de l’armée, quelqu’un pouvant se promener librement et accéder à cette fichue gourde. Soit un soldat, soit un professeur, soit un élève. Et non, elle n’excluait pas la possibilité que ce soit un élève, la plupart d’entre eux étaient assez hostiles pour en arriver là. Elle travaillait avec des personnes de confiance pour résoudre ce cas, s’efforçant de ne pas désespérer, ils avaient toutes leurs chances de découvrir qui avait empoisonné cette eau. En attendant, mieux valait rester prudent. Son subordonné lui avait remis quelques anti-poisons, qu’elle portait sur une sorte brassard, accroché à son avant-bras, sous la manche. Tous comme les armes, ce genre d’atouts devaient être conservés sur soit et dissimulés.

– Le pensionnat Baadaye au Brésil nous a accepté pour des échanges d'étudiants pour un mois ou deux, indiqua-t-il. Ils ont plus de mille enfants, j'ai trouve ça impressionnant. Pensez-vous que des échanges avec ce école seront possibles ? Mon pays et la vôtre ne sommes pas loin.

– Un échange d’étudiants ? Oui, ce serait bien. En revanche, ça va être difficile d’en parler avant votre propre rentrée. Notre école a quelques… soucis supplémentaires, depuis peu. Je dois d’abord m’assurer que les élèves ne risqueraient rien en partant pour votre école, même chose si vos élèves viennent ici.

La jeune femme pensait surtout à un attentat, un train ou car qu’on ferait sauter, voire une attaque plus directe avec un groupe armé, tout était envisageable. Essayant de ne pas afficher une mine trop sombre, elle embraya plutôt sur les nouvelles reçues des autres écoles, récemment. Il n’en restait que très peu, à travers le monde, un constat qu’elle trouvait affolant. Il n’existait certainement pas assez d’écoles pour prendre en charge tous les enfants possédant un don et les professeurs particuliers n’étaient pas légion, eux non plus. C’est pour cela qu’elle était d’autant plus heureuse qu’une école ouvre en Autriche, même s’il en pourra y avoir beaucoup d’élèves dès le départ. C’était un pas de plus dans la lutte pour la protection des personnes maniant un ou deux pouvoirs. Et la situation avait beaucoup évolué. Gabriella songeait à d’autres possibilités, avec l’armée, pour l’entraînement des enfants et leur protection. Elle prenait peu à peu conscience de ce qu’elle pouvait faire réellement, même si certaines de ses actions aideront également les plans de Bradley. Pour cela, tant pis, entre deux maux, il fallait choisir le moindre.

– Vous n’avez pas eu de mal à recruter des professeurs ? Si le gouvernement exerce déjà des menaces, il ne doit pas y avoir beaucoup de candidats. A moins que la majorité des enseignants d’éléments en Autriche ne craigne pas le chantage.

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Albert J. Bradley
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MessageSujet: Re: Entre dirigeants d'école   Dim 10 Juil - 14:45

L'essai n'avait pas été concluant... Bradley porta une main devant sa bouche pour dissimuler son sourire goguenard, recroisant ensuite les bras. Il avait pourtant prévu leur très cher ingénieur que sa nouvelle arme "du siècle" ne fonctionnera pas, ce genre de technologie n'était pas assez au point. Le scientifique s'était brûlé une partie de la main, ce qui ne semblait d'ailleurs pas le soucier le moins du monde, tant il était occupé à retourner son nouveau joujou en tous sens pour chercher ce qui avait cloché. Il ferait mieux de passer plus de temps en test avant de déranger tout le monde pour une démonstration, surtout pour ce genre de gadgets. Albert sortit de la salle de tests, inspectant rapidement le département des recherches avant de revenir à son bureau. Il avait passé une bonne partie de la matinée la tête fourrée dans ses dossiers avant que l'ingénieur ne le fasse appeler pour la démonstration de son nouveau canon soit-disant révolutionnaire. Humph. Si cet engin avait la moindre chance de fonctionner un jour, Albert voulait bien avaler son chapeau. Retournant à son bureau, il rit au passage le courrier qu'un de ses secrétaires lui tendit, regardant très vite les expéditeurs pour classer le tout par ordre d'importance. Cette semaine débutait à peine et était déjà bien longue et remplie, comme si le temps avait décidé de prendre un gros coup d'accélérateur.

S'asseyant à son bureau, il décacheta le premier courrier, le parcourant avec rapidité puis le triant dans le bon dossier, afin de s'en occuper toute à l'heure. On lui avait aussi posé l'exemplaire du Petit Journal qui était sorti la semaine précédente et qu'il n'avait pas encore pris le temps de lire. Albert le récupéra, jetant un vague coup d'oeil à la première de couverture. Il avait déjà entendu parler de l'ouverture de cette école depuis un moment, le genre d'informations dont il se moquait bien, cela n'avait aucun impact sur ses plans et les Autrichiens pouvaient bien faire ce qui leur plaisaient. Les scribouillards parlaient aussi de la montée de l’extrémisme en Allemagne - rien de bien nouveau en soit - et d'un coup d'Etat au Japon. Très intéressant... Il tourna les pages avec rapidité, lisant en diagonale l'article sur la mort de Edison, passant sans même y jeter un œil les pages sur la Micheline, tout comme l'article sur le bal qui avait eu lieu à Paris. Il lut très rapidement l'article sur l'école, où les braves petits curés de campagne étaient bien indignés, puis referma le journal, le laissant retomber dans un coin de son bureau. Ce journal l'intéressait rarement et il n'aimait guère perdre de temps avec les ragots ou les petites histoires. Les journalistes aimaient entretenir la peur et la haine, ce n'était pas nouveau.

Retournant à son travail, il fut interrompu une dizaine de minutes plus tard par un coup de téléphone. Bradley attrapa le combiné à tâtons, plongé dans l'écriture de sa réponse à un des généraux, portant le combiné à son oreille, avec un vague "Allô ?". Il reconnut instantanément la voix de son adjoint principal, qui l'informa qu'une immense manifestation était en train de se former à Besançon, une manifestation qui tournait déjà à l'émeute. Les personnes possédant des éléments étaient prises à partie, la foule se déchaînait. La police, les pompiers et des ambulances avaient été dépêchés sur-place, toutefois, ça ne suffisait pas. Une foule déchaînée, en colère et avide de sang, voilà qui promettait. Bradley poussa un juron dans le téléphone, son adjoint lui passant le commissaire de Besançon qui réclama aussitôt des renforts, ils ne pouvaient pas contenir la foule. Bradley ordonna à son adjoint de faire intervenir également leur unité, stationnée près de Besançon, raccrochant ensuite et attrapant sa veste. D'ici à ce que cette meute de barbare décide de vraiment venir à Gray puis à l'école, il n'y avait qu'un pas. Il sortit de son bureau, lançant ses ordres, son subordonné courant chercher la voiture. Il se fit conduire jusqu'au pensionnat, sortant de la voiture et repoussant vertement les élèves étonnés de son chemin. On lui indiqua où était sa collègue et il grimpa sans plus attendre, ouvrant la porte à la volée, faisant sursauter presque tous les professeurs.

– Il faut partir à Besançon tout de suite, lança-t-il à la générale.

– Qu'est-ce qui se passe ? dit-elle très vite en laissant retomber une tasse de café dans l'évier.

– Je vous expliquerai en route. On emmène aussi les Guetteurs déjà majeurs et entraînés.

Il ne prêta pas la moindre attention aux mines choquées ou inquiètes les entourant, repartant aussitôt avec sa collègue, dévalant les escaliers. Ses hommes avaient déjà rassemblés les guetteurs qui pouvaient les accompagner, les faisant grimper dans un camion. Il fit entrer la générale dans la voiture, lui détaillant ce qu'on lui avait rapporté au téléphone, alors que le petit convoi démarrait en trombe. La manifestation qui avait tourné à l'émeute, les personnes possédant des éléments en danger à cause de la foule déchaînée et hurlante, les policiers débordés, la ville vandalisée et la foule qui s'était si bien enflammée. Tout en parlant, il prépara ses propres armes, glissant de nouvelles munitions dans les barillets. Il ne fallait pas si longtemps que cela pour rejoindre Besançon, en roulant vite. Cette ville était pourtant calme, d'ordinaire, ce qui leur tombait dessus était très bizarre.

– Donc une émeute et des lynchages public au programme, la police est débordée. Il faudra extrader les civils en danger de mort puis calmer le reste, en les effrayant s'il le faut. J'espère que vous êtes en forme ?

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Entre dirigeants d'école   Dim 17 Juil - 15:59

Gabriella espérait que ce ne soit pas la même escalade de peur et de violence qui affecte cette nouvelle école comme cela avait affecté le pensionnat. Depuis des mois, ils luttaient et elle avait l’impression que c’était sans fin, que ça n’en terminera jamais. Oui, cela vous martyrisait, dans tous les sens du terme, pourtant, d’un autre côté, jamais elle ne s’était sentie aussi vivante. Vivre pour et par une cause spécifique vous donnait une énergie sans pareille, pour continuer à aller de l’avant. Elle reprenait en parlant de la façon dont eux-mêmes recrutaient leurs collègues lorsque la porte de la salle des professeurs s’ouvrit brusquement à la volée, faisant sursauter tout le monde. La jeune femme écarquilla légèrement les yeux, la bouche entrouverte, en voyant Bradley entrer. Il s’était passé quelque chose de grave.Ce fut sa toute première pensée alors qu’elle avançait d’un pas, prête à lui demander, n’aimant pas du tout l’air dur qu’il avait, n’ayant vu ce regard qu’une seule fois, lors d’une autre situation assez urgente. Elle laissa de côté l’air choqué ou inquiet des autres, imaginant déjà les pires scénarios.

– Il faut partir à Besançon tout de suite, lança-t-il à la générale.

– Qu'est-ce qui se passe ? dit-elle très vite en laissant retomber une tasse de café dans l'évier.

– Je vous expliquerai en route. On emmène aussi les Guetteurs déjà majeurs et entraînés.

Les Guetteurs ? Il y avait eu une manifestation qui avait dégénéré ? Le début d’une guerre civile ? Un attentat ? Ou un mélange de tout cela ? Elle sortit aussitôt de la salle en courant avec Bradley, récupérant au passage les armes qu’elle gardait dissimulées en permanence sur elle, dévalant les escaliers. Brillante idée d’avoir mis une jupe aujourd’hui, vraiment ! Arrivant dans le hall, elle vit les élèves s’écarter avec brusquerie, en voyant Bradley courir avec elle. Elle grimpant aussitôt dans la voiture avec son meilleur ennemi, ou allié, ou elle ne savait plus quoi, claquant la portière. Le maréchal lui expliquait ce qui s’était produit en ville, ce qui se passait en ce moment même, la voiture démarrant aussitôt avec le petit convoi. Gabriella grimaça de plus belle en mettant d’autres munitions dans ses armes, imaginant sans peur la foule en colère et la terreur de ceux qui étaient pris pour cibles, la police débordée, les secours d’urgence ne pouvaient accéder aux endroits où se trouvaient les blessés. La ville toute entière, vandalisée, en état de choc, secouée de toutes parts. Posant ses armes sur ses genoux, elle rattacha ses cheveux en une queue-de-cheval bien serrée, afin de ne pas être gênée, retroussant les manches de sa chemise, tout en regrettant de ne pas porter un pantalon. La voiture avait quitté le pensionnat, roulant à vive allure sur les routes de campagne, afin de rejoindre la nationale.

– Donc une émeute et des lynchages public au programme, la police est débordée. Il faudra extrader les civils en danger de mort puis calmer le reste, en les effrayant s'il le faut. J'espère que vous êtes en forme ?

– En forme ou non, il faut y aller, de toute façon, répliqua-t-elle.

Dans ce genre de situations, ils se sentaient toujours plus galvanisés que d’ordinaire, elle ne savait pas si cela venait uniquement de l’adrénaline ou d’une bonne dose de courage mêlée à de la folie, toujours est-il que tout le corps était en alerte. Elle n’échangea que quelques mots avec Bradley durant le trajet, se préparant pour la suite. Les chauffeurs eurent la grâce de faire vite et ils furent en vue de Besançon. Gabriella s’était préparée à beaucoup de choses mais pas à ça. Le ciel était lourds de gros nuages gris et noir, bas et menaçant, une foule immense avait envahi les rues de la ville et détruisaient les barrages que les forces de l’ordre tentaient d’imposer. Ils marchaient, couraient parfois, lançaient des projectiles contre les policiers en hurlant des slogans qu’elle ne comprenait pas, il y avait même des enfants, tenus par la main par leurs parents. Ils purent rejoindre un des centres où les secours médicaux, la police et l’armée tâchaient de s’organiser. Gabriella courut hors de la voiture avec Bradley, rejoignant le commissaire de la ville, plusieurs responsables d’hôpitaux, deux généraux et des pompiers.

Des personnes pouvaient être prises à parti n’importe où dans la ville, frappées, blessées, voire tuées, il fallait toutes les localiser tout en contenant la foule et en l’empêchant de mettre à sac les commissariats, hôpitaux et casernes. Posant un large plan de la ville sur une table, ils reconstituèrent rapidement des équipes avec les deux corps de sécurité et le corps médical, en incluant à chaque fois des Guetteurs. Où était passé le maire de la ville, ne faisait-il rien pour stopper ce délire ?! Gabriella se tourna, regardant la mairie, au loin, et comprit en la voyant encerclée, elle aussi, barricadée. Très bien, lui aussi avait deux ou trois problèmes. Avant qu’elle ne parte, son subordonné la retrouva et la tira à l’écart, lui donnant son uniforme ainsi qu’un gilet noir pouvant stopper les balles des fusils légers qu’avaient certains citoyens. Elle le remercia, se changeant rapidement dans un camion et enfilant le gilet par-dessus sa veste d’uniforme. Voilà qui était beaucoup mieux, les jupes et les talons, ce n’était pas fait pour courir.

Elle fila avec son groupe en camionnettes et camions vers le secteur qu’on leur avait désigné, le médecin de l’équipe préparant avec rapidité tout ce qui était nécessaire pour les secours d’urgence. Fermant les yeux un instant sur le trajet, le vent commençant à claquer avec violence, elle se concentra sur leurs objectifs, tâchant d’oublier tout ce qui ne concernait pas leur mission. Elle était responsable de ce groupe, pas le moment de flancher. Dès qu’ils arrivèrent, elle fit déployer ses hommes pour construire un barrage de sûreté autour de la zone où seront évacués les blessés et les victimes, les autres bloquant les accès risqués et trois allant vérifier les toits et hauteurs. Un homme était traîné par plusieurs autres et criait, paniquant totalement. Un des Guetteurs, avec eux, réagit aussitôt et sans faire dans la dentelle, repoussant les agresseurs avec le vent dans une mini-tornade qui envoya valser le groupe de civils plus loin. Deux pompiers récupèrent aussitôt le type pour aller l’amener près du médecin, le lui confiant. Il fallait fouiller tous les endroits un par un, Gabriella craignait qu’il n’y ait des lynchages plus poussés, des tentatives de meurtres.

Que ce soit le feu de l’action ou autre chose, tous pouvaient se sentir poussés par une énergie particulière. La foule était enragée, des gens se trouvaient en danger, il fallait intervenir vite et disperser tout le monde, les pousser à rentrer chez eux et s’y cloîtrer. Tout comme les Guetteurs, Gabriella dû utiliser son pouvoir très souvent, parfois pour faire peur aux civils et les inciter à cesser cette folie, parfois pour repousser ceux qui ne comprenaient pas assez vite. Combien de temps y passèrent-ils ? Les heures filaient et ils ne cessaient, la ville était très profondément secouée, les blessés s’accumulaient. Vers quatorze heures, ils reçurent enfin des gros renforts venant de Paris, ce qui leur permit d’accélérer le mouvement. Cependant, même avec cette aide, la ville était très grande et il fallait tout vérifier. Des dizaines de personnes furent arrêtées pour vandalisme et agression sur d’autres personnes, encore plus furent emmenées dans les hôpitaux aux urgences. Il leur fallut toute la journée avant, qu’enfin, les habitants reprennent leur esprit et sortent de ce déchaînement de violence, quittent les manifestations et réalisent l’horreur qui était en train de se produire. Les familles et les personnes âgées quittèrent le champ les premières, suivies de près par les étudiants et les jeunes adultes. Lorsque le soir arriva, il ne restait que quelques groupes extrêmes, ainsi que les vandales et voyous qui voyaient là une très bonne occasion de faire le maximum de bordel possible.

La nuit était bien tombée lorsque Gabriella se laissa tomber assise contre un camion, le visage couvert de sueur et épuisée, observant la ville s’illuminer, chassant les ténèbres. Elle resta là un moment, appuyée contre le camion, à regarder les étoiles envahir le ciel. Qu’est-ce qui avait déclenché tout cela, pourquoi la manifestation avait-elle dégénéré à ce point ? Se relevant, elle se rendit à un autre des centres de rassemblement pour contacter toutes les équipes par radio et faire le point sur la situation. Mettant le casque avec le micro sur les oreilles, elle appelait la première équipe lorsqu’elle entendit une voix très vive et rapide faire un résumé des événements de la journée en lançant « à nos téléspectateurs ». Quoi ?! Tournant la tête, elle remarqua à ce moment, effarée, qu’une équipe de télévision s’amusait à tourner en direct, avec un présentateur qui désignait la ville d’un ton surexcité. Elle enleva le casque en lui criant de dégager de là, ce à quoi il répondit dans son micro d’un ton indigné que la France avait le droit de savoir. Gabriella se redressa puis s’approcha, le regard si glacial qu’elle aurait pu en congeler ce type sur place.

– En venant courir dans ces lieux, vous mettez en danger votre équipe, votre propre vie et celle des personnes que nous mettons à l’abri, siffla-t-elle d’une voix plus froide que le Pôle Nord, vous compromettez les manœuvres de la police et des pompiers et vous dégradez l’image de votre profession toute entière. Vous avez présentement deux minutes pour quitter la zone avant d’être arrêté pour avoir fait entrave au bon fonctionnement des services médicaux !

Elle fit signe à ses hommes de les virer de là s’ils en coopéraient pas rapidement, retournant au poste de radio qu’elle avait lâché. Elle reprit son travail, contactant les équipes et notant sur un bloc-notes un rapide état des lieux. Contactant ensuite Bradley, elle s’assit sur la chaise à côté, remettant le micro près de sa bouche.

– La ville est stabilisée ? Comment cela se passe de votre côté ?

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Albert J. Bradley
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MessageSujet: Re: Entre dirigeants d'école   Lun 25 Juil - 12:21

– En forme ou non, il faut y aller, de toute façon, répliqua-t-elle.

Voilà le genre de réponse qui lui plaisait ! Il ne fallait jamais se laisser abattre ou succomber à la peur, quoi qu’il arrive, garder la tête froide pour réfléchir est essentiel dans n’importe quelle situation. Ils ne se parlèrent que peu durant le trajet, simplement des choses importantes qu’ils devaient échanger, sans perde de temps pour les banalités. En arrivant sur Besançon, on aurait dit que même la météo s’était mise à l’humeur de la foule, tant le ciel était bas et noir, menaçant, l’air était très lourd, la chaleur ne suffisant cependant pas à assommer la foule, bien au contraire. La foule s’insinuait dans toutes les rues comme un long serpent, une foule qui hurlait, criait, courait, frappant les barrages des policiers. Il sortit de la voiture en vitesse avec sa collègue rejoignant le centre principal de commandement. Le commissaire avait sonné le rappel de ses hommes, tout comme le commandant des pompiers, l’air affairé. Les hôpitaux avaient délégué des ambulanciers et secouristes, s’attendant à recevoir pas mal de personnes au cours de la journée. Bradley commença par évaluer rapidement leurs « forces », les équipes dont ils disposaient, avant de consulter la carte de la ville et coordonner le tout.

Une émeute n’était rien du tout, en comparaison des immenses champs de bataille de la Grande Guerre. Calmer une foule de civils fous furieux n’était rien lorsqu’on avait passé quatre ans à réfléchir à comment libérer un territoire, parer les attaques de gaz, reçu un tapis de bombes et entendu le feu continu de l’artillerie et le bruit sourd des obus explosant sur les hommes, quand on avait vu des cohortes de blessés, de mutilés, des centaines de morts chaque jour. Sans doute ces troupes de civils pensaient les impressionner en hurlant un peu ? Ce serait bien ridicule, rien ne pouvait être plus impressionnant qu’une guerre ouverte et violente sur votre territoire. Une émeute ne sera jamais plus oppressante que l’horreur absolue des tranchées. Une fois le plan organisé, chacun parti avec les différents groupes, formés avec plusieurs compétences clés. Une journée et peut-être une partie de la nuit seront sans doute nécessaires pour mater cette révolte et sauver ceux qui avaient été pris dans le déchaînement de violence. Albert n’était pas du tout inquiet, nerveux, stressé ou quoi que ce soit d’autre, ayant l’habitude des situations extrêmes. Garder la tête froide, toujours. La peur est inutile et empêche de réfléchir et d’évaluer calmement un point donné.

La journée fila à toute allure, chacun pris dans l’action, le devoir, les responsabilités. Coordonner ses hommes, échanger des informations avec les hôpitaux et la police, se déployer dans la ville, effrayer les civils pour es pousser à rentrer chez eux et arrêter les plus récalcitrants. La mairie fut dégagée en début d’après-midi et ses occupants évacués, peu de temps avant qu’ils ne reçoivent des renforts venant de Paris. Le maréchal était dans son élément, distribuant ordres et recommandations, dirigeant ses troupes pour accélérer le ménage dans cette ville. Peu à peu, les civils reprenaient leurs esprits, effrayés pour la plupart en voyant sortir des canons à eau pour les disperser ou leurs proches se faire arrêter, effrayés en voyant des personnes blessées profondément par la foule et évacués par les urgences et les pompiers. Il ne resta, bientôt, que le noyau dur de la révolte, les voyous, casseurs petits criminels et militants, qui eux ne s’arrêtaient pas. La nuit tombait, il était plus que temps d’en finir. Bradley ordonna de tous les arrêter et de les jeter directement en prison, le temps de les juger. Inutile d’encombrer les commissariats avec ça. S’il manquait de place en prison, il restait les quartiers disciplinaires dans la caserne de Besançon. Retournant au centre principal, il refit le point avec le commissaire, cherchant ensuite sa subordonnée du regard. Pas encore revenue ? Il allait demander à un de ses hommes lorsqu’on l’appela, à la radio. Il mit son casque, s’asseyant près de l’émetteur.

– La ville est stabilisée ? Comment cela se passe de votre côté ?

– C’est pratiquement terminé, lança-t-il tranquillement. La police va prendre en charge le reste des idiots qui n’ont toujours pas compris. Venez me rejoindre, je suis au centre d’où nous sommes partis ce matin.

Il prit la petite gourde en fer dans une de ses poches intérieures de la veste pour boire une longue gorgée d’eau, fermant un instant les yeux. Lorsque sa collègue arriva, il lui fit un léger signe, appuyé contre une table, observant la ville désormais plus calme, qui s’endormait peu à peu. Enfin calmés, tous ces imbéciles furieux ? La journée avait pourtant si bien commencé. S’étirant longuement, il fourra ensuite les mains dans ses poches, lançant à la générale qu’il était temps de repartir. Régler encore quelques affaires puis ce sera bon. Quelques affaires qui prirent d’ailleurs plus de temps qu’initialement prévue… Alors qu’ils allaient remonter en voiture, un groupe de militants remit le feu aux poudres, littéralement, en enflammant la mairie. Les pompiers se précipitèrent pour contenir l’incendie, qu’il ne se propage au reste de la ville et aux maisons voisines, il fallut évacuer les habitants des quartiers à côté. L’aube approchait à grands pas lorsque la situation fut enfin apaisée et ces idiots jetés en cellule. Encore plus tard, ils reprirent la voiture pour rentrer à Gray. Neuf heures sonnèrent en arrivant au village, ramenant des Guetteurs épuisés. Ils prirent la route menant au pensionnat, les lieux semblaient extraordinairement calmes, en comparaison de Besançon.

Entrant avec sa collègue, il refit un rapide point avec elle sur es événements, plutôt satisfait que tout se soit réglé vite malgré tout. Ils prirent un café en salle des professeurs, Bradley remarquant qu’elle portait encore quelques traces de cendre et pas mal d’éraflures. Ça se soignera assez vite. Il récupéra le gilet qu’on lui avait donné contre les balles, avalant vite fait un café. A la pause de dix heures, il ne prit pas la peine de saluer ceux qui entraient, prêts à repartir et occupé à récapituler à sa collègue les prochaines manœuvres. Il n’excluait pas que des militants viennent jusqu’à Gray pour s’en prendre à l’école… Besançon était très proche, cette histoire allait mettre le feu aux poudres.

– Les militants les plus extrêmes ont été arrêtés, ça devrait calmer le reste un moment, finit-il en laissant sa tasse dans l’évier. Je vous tiendrai informée de l’évolution de la situation, en ville. Le commissaire a fait éjecter les journalistes, ces vautours se précipitaient dans les hôpitaux pour chercher ceux qui ont été blessés par la foule, les médecins ne pouvaient même plus travailler en paix. J’y repars, le général Dera se chargera de faire le lien, bonne journée.

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